Bibiane d'Indy Pampelonne

Élements biographiques

Bibiane d'Indy Pampelonne Les Souvenirs de Mme la baronne de P.… (1906)

« Ernest, si ton papa battait ta maman, pour qui prendrais-tu parti ? » Le pauvre enfant, tout interdit, reste un moment sans répondre, et regardant son père d'un air attendri : « Oh ! dit-il, papa ne ferait jamais cela ! » Ce cher cousin a tenu ce que promettait son enfance, et les épreuves de la vie l'ont trouvé à la hauteur de tous les devoirs et de tous les sacrifices. Veuf de bonne heure d'une jeune femme qu'il avait aimée uniquement et rendue parfaitement heureuse, il est resté fidèle à sa mémoire et a consacré sa vie à l'éducation de ses enfants et au soin de sa mère et de sa sœur.
Source : Gallica

Bibiane d'Indy Pampelonne Les Souvenirs de Mme la baronne de P.… (1906)

J'allais con'naître le déchirement, non encore éprouvé, de la perte d'un de mes enfants, et de l'enfant, j'ose le dire, le plus accompli, le plus propre à faire l'orgueil et la joie de ses parents. Mon troisième fils, Alphonse, âgé alors de seize à dix-sept ans, ne nous avait jamais donné, depuis sa plus tendre enfance, un seul moment de chagrin; beau, aimable, plein à la fois d'intelligence et de cœur, avec tout l'entrain et la vivacité de la jeunesse ; toujours le premier dans ses études au collège, et remplissant la maison pendant les vacances de sa gaîté expansive
Source : Gallica

Bibiane d'Indy Pampelonne Les Souvenirs de Mme la baronne de P.… (1906)

Elle avait la bonté de m'aimer et de me caresser beaucoup, et je lui ai gardé un souvenir affectueux. Sa petite-fille, Caroline de Sigoyer, était mon amie intime ; elle l'est restée du fond de son couvent, où elle a été une sainte religieuse de la Visitation, jusqu'au jour où j'ai eu, hélas ! le chagrin de la perdre. D'un caractère fort gai, elle me racontait plaisamment les confusions où la jetait souvent sa grand'-mère par ses singularités.
Cette bonne vieille tante a vécu jusqu'à quatre-vingts ans, et son mari jusqu'à quatre-vingt-douze, et j'étais déjà mariée lorsqu'ils sont morts.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature