Bibiane d'Indy Pampelonne, Les Souvenirs de Mme la baronne de P.… (1906)
“ « Ernest, si ton papa battait ta maman, pour qui prendrais-tu parti ? » Le pauvre enfant, tout interdit, reste un moment sans répondre, et regardant son père d'un air attendri : « Oh ! dit-il, papa ne ferait jamais cela ! » Ce cher cousin a tenu ce que promettait son enfance, et les épreuves de la vie l'ont trouvé à la hauteur de tous les devoirs et de tous les sacrifices. Veuf de bonne heure d'une jeune femme qu'il avait aimée uniquement et rendue parfaitement heureuse, il est resté fidèle à sa mémoire et a consacré sa vie à l'éducation de ses enfants et au soin de sa mère et de sa sœur. ”
