Théophile Gratiot-Luzarey

Élements biographiques

Théophile Gratiot-Luzarey Chateaubriand et la pensée moderne… (1849)

Le peuple sans chefs, c'est la révolution sans symbole, c'est le droit sans formule, c'est la révolution sans correctif; car le droit, pour le peuple, n'est pas une doctrine certaine, une théorie plus ou moins imprégnée de christianisme, un système raisonné de gouvernement, rien de clair, de positif, de praticable ; c'est un instinct immense de changement comme l'aspiration des âmes du purgatoire ; c'est une soif de justice, de bien-être, de liberté, d'égalité, démésurément irritée par le spectacle du luxe et de la corruption, par l'iniquité légale érigée en théorie
Source : Gallica

Théophile Gratiot-Luzarey Manifeste français. Au maréchal Bazaine… (1870)

L'art classique et chrétien est le commerce de la raison humaine avec la raison divine, par la médiation des éléments et de l'évangile. C'est l'humanité du génie et de la foi mêlant leur vertu. Il a pour ancêtre le peuple qui reçut la vérité des mains de Dieu, et fonda son culte. Le peuple qui interpréta la création, trouva bonne la vérité révélée, et fit l'homme sur le patron divin : splendor veri; le peuple qui vérifia par l'expérience de la vie publique, la vérité biblique et la loi d'Homère, et fit le peuple-personne qui embrassa la terre.
Source : Gallica

Théophile Gratiot-Luzarey Chateaubriand et la pensée moderne… (1849)

La société à sa renaissance étudia dans le monde classique les lois de l'égalité; la société dans sa jeunesse en a ressemé le germe au milieu des orages de son printemps ; arrivée à sa maturité, elle veut moissonner les fruits qu'elle a tant de fois arrosés de son sang, Le socialisme marie sur l'autel de la concorde la philosophie et la foi, la trinité divine et la trinité humaine, par les six mille ans de génie que la souveraineté absolue a transpiré par tous ses pores pour manifester ses attributs à la liberté.
Source : Gallica

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