Résumé

Quelques Mots au journal "Le Siècle" (1860)

N'aurions-nous pas à condamner les révolutionnaires de l'Italie dans la fin qu'ils se proposent, que pourrions-nous dire de la légitimité des moyens qu'ils emploient? Est-il possible que la civilisation doive s'opérer par le fer et le feu? La civilisation, par sa nature même, s'adresse aux intelligences, et on tient à leur parler avec de la poudre et des balles! Agir de la sorte au nom de la civilisation, et cela en Europe, au XIXe siècle, n'est-ce pas étonnant, n'est-ce pas scandaleux, n'est-ce pas môme humiliant pour l'humanité?
Source : Gallica

Quelques Mots au journal "Le Siècle" (1860)

Sont-ce les prêtres catholiques ou MM. les rédacteurs du Siècle?
Que le clergé catholique se glorifie d'être éminemment libéral, rien n'est plus naturel ni plus logique. C'est le christianisme qui a porté la liberté dans le monde; c'est à son influence bienfaisante qu'est due la destruction de l'esclavage et du despotisme dans la famille et la société. L'Église n'aurait-elle uniquement que la gloire de son passée ce serait assez pour la rendre précieuse aux vrais amis de la liberté, pour lui attirer l'admiration et la reconnaissance de tous les peuples.
Source : Gallica

Quelques Mots au journal "Le Siècle" (1860)

Pour vous, Messieurs, aimez-vous sincèrement la liberté? Le Siècle est-il en réalité un journal par-dessus tout libéral? C'est ce que vous tenez à insinuer, c'est ce que croient quelques-uns de vos amis; mais, il faut bien vous l'avouer, ce n'est point la conviction de ceux qui savent en quoi consiste la liberté. On croit avec raison que, vous souciant fort peu des conquêtes libérales, vous ne tenez aux libertés que lorsqu'elles vous regardent personnellement, et surtout lorsqu'elles vous donnent le droit de tout dire contre la religion et ses ministres (1) .
Source : Gallica

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