Résumé

Dialogues des vivants, par un mort… (1885)

Que Bélial soit ton docteur, et que les ténèbres de l'enfer te voilent le pourquoi de la vie, l'oeuvre que tu y dois accomplir, le beau ciel où le baptême avait dressé un trône à tes enfants, et l'abîme où leurs passions libres de tout frein s'efforcent de les conduire. Et c'est ainsi que la punition sort du crime comme le serpent de l'oeuf où il était couvé.
Un autre crime : c'est le froid et dur égoïsme. La charité ne s'apprend qu'auprès de son foyer divin, Notre-Seigneur Jésus-Christ ; mais pas au cabaret ni dans les lieux de plaisirs ou d'affaires.
Source : Gallica

Dialogues des vivants, par un mort… (1885)

L'INDUSTRIEL. — Vous constatez vous-mêmes, Messieurs, que tout ce que la race humaine possède de bon, de bien, de réconfortant, de touchant, d'exemplaire, de beau, d'enlevant, ce qui fait admirer et bénir l'infinie Bonté, c'est la RELIGION qui nous l'a donné et nous le conserve contre les stupides fureurs des suppôts d'enfer. Que leurs desseins s'exécutent, et à leur grande stupeur ils auront fait de notre pays un vaste coupe-gorge où ils seront les premières victimes, pour s'être gorgés dans les plantureux pâturages du budget national sous les yeux de leurs électeurs qui meurent de faim.
Source : Gallica

Dialogues des vivants, par un mort… (1885)

Messieurs, en temps de république: Et pourquoi ? Vis UNITA FORTIOR. Vous savez la plainte de l'apôtre comme du poète : MALHEUREUX HOMME QUE JE SUIS ! JE NE FAIS PAS LE BIEN QUE J'AIME, JE FAIS LE MAL QUE JE HAIS. N'en déplaise au libre penseur, l'homme se ressent du péché originel, sa pente l'emporte au mal. Dans une foule, j'ai cent, j'ai mille complices de mes instincts mauvais. Malheur en tout temps à la nation gouvernée par la foule! Malheur, cent fois malheur, quand le pouvoir exécutif lui est complaisant ou l'approuve au lieu de lui résister.
Source : Gallica

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