Alys De Caraman-Chimay Borghese

Élements biographiques

Alys De Caraman-Chimay Borghese Belges et Africains

« Avec la conscience de ses devoirs, avec fermeté aussi, la nation a tracé la politique coloniale qu’elle entend suivre. C’est une politique d’humanité et de progrès. Pour un peuple épris de justice une mission colonisatrice ne peut être qu’une mission de haute civilisation : en l’acceptant loyalement, un petit pays se montre grand. La Belgique se gouverne elle-même par des institutions dont d’autres États ont emprunté les principes ; toujours elle a tenu ses promesses, et quand elle prend l’engagement d’appliquer au Congo un programme digne d’elle, nul n’a le droit de douter de sa parole ».
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Alys De Caraman-Chimay Borghese Belges et Africains

Voilà ce que la Belgique a su faire en moins de trente ans pour ressusciter l’immense contrée, étendue dans son inertie de cadavre ; voilà ce qu’elle a fait pour lui donner le mouvement et la vie. La vie qui est surtout le contact, l’échange et la circulation de la pensée !
⁂ Toute réalisation impose le sacrifice, demande aux hommes, comme rançon du succès, leur temps, leur argent, leur peine et leur existence même. Tout cela les Belges l’ont donné sans compter.
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Alys De Caraman-Chimay Borghese Belges et Africains

Quelque inhumain qu’il nous paraisse à présent, l’esclavage fut, paraît-il, à ses débuts un progrès. La première forme de la victoire consistait chez toutes les tribus primitives à manger les vaincus. Le manque d’appétit en ayant fait mettre quelques-uns en réserve, on les employa en attendant leur sort, aux ouvrages les plus durs. Ainsi naquit l’idée de tirer profit des forces humaines asservies. Désormais les guerres se multiplièrent dans le but de se procurer des esclaves ; l’esclavage engendré par la guerre, l’engendrait à son tour.
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