“ LA SÉRIE SUPÉRIEURE DU LUALABA-LUBILASH. — L'étage du Lualaba-Lubilash, d'âge triasique supérieur et jurassique inférieur et correspondant à la série de Stormberg du système du Karroo, se caractérise par deux faciès. Le facies oriental ou du Lualaba, argileux et calcareux, se présente d'une manière typique dans la région de Stanleyville, où les couches peuvent atteindre une épaisseur de 150 m. et même plus. La succession des couches, établie par G. PASSAU, donne ce qui suit, de haut en bas : grès zonaires; grès avec couches bitumineuses à la base ”
Lualaba
Définition et enjeux
Citations sur “Lualaba”
Émile de Laveleye,
Afrique centrale et la conférence géographique de Bruxelles…
(1878)
“ Il aimait réellement l'Afrique, mais il ne se doutait pas de l'importance de ses découvertes et de l'utilité qu'elle avait pour la réussite de ses projets de civilisation et de rédemption auxquels il sacrifia sa noble existence. Avant que Livingstoné n'eût décrit le Lualaba à Nyangwe, personne ne s'était imaginé que cette rivière avait autant d'importance. ”
Louis Jozon, L'État indépendant du Congo, sa fondation… (1900)
“ Une autre preuve non moins décisive est donnée par le débit du Lualaba ; celui-ci dans la saison sèche, roule à Nyangwé 120.000 pieds cubes d'eau par seconde, plus de 5 fois ce qui passe à Gondokoro où le Nil dans le même laps de temps ne charrie que 21.000 pieds cubes. Le Lualaba doit être l'une des sources du Congo ; sans lui où ce géant qui ne le cède en énormité qu'à l'Amazone, peut-être au Yang-tsé-Kiang, trouveraitil les deux millions de pieds cubes d'eau qu'à chaque seconde il verse dans l'Atlantique ? ”
Ferdinand Goffart, Traité méthodique de géographie du Congo… (1898)
“ Ses principaux affluents sont : à droite: la Lufïra, le Luapula, la Lukuga, la Luama, la Lowa, la Lindi, l'Aruwimi, le Rubi, la Mongala, l'Ubangi, la Sanga, la Likuala, , l'Alima et la Léfini. à gauche : le Lubudi, le Lovoï, le Lomami, la Lulongo, l'Ikelemba, la Tshuapa, le Kassaï et l'Inkissi. Cours du Congo. — Le Lualaba. — La rivière que l'on considère d'habitude comme le haut cours du Lualaba, prend sa source à la frontière sud de l'Etat, dans une région de collines isolées, dominant le plateau de la ligne de faîte du Congo-Zambèze. ”
“ Il découvrit la Lukuga et voulant vérifier si elle rejoignait le Lualaba découvert par Livingstone, il en remonta le cours jusqu'à son confluent avec ce fleuve. De là il se dirigea vers Nyangwe, mais l'hostilité de plus en plus déclarée des indigènes le fit changer de direction et, au lieu de remonter le Lualaba, il obliqua vers le Sud-Ouest et atteignit, en novembre 1875, la côte de l'Atlantique en territoire portugais après un voyage de 5.500 km. ”
Ferdinand Goffart, Le Congo : géographie physique… (1908)
“ Le district du Lualaba est divisé en cinq seè" teurs : 1. Le secteur du Sankuru, chef-lieu Lusambà. Postes : Bena Dibele (agricole et transit) , Lubefu et Bombai (agricole) . 2. Secteur de la Loange, chef-lieu Basongo (de transit) . 3. Secteur de la Lulua, chef-lieu Luluabourg, poste bâti dans un pays salubre et riche. La population y est intelligente et laborieuse. Les nombreux bâtiments du poste sont construits sur une colline de la rive gauche de la Lulua. Ils sont entourés de grandes cultures et de pâturages où l'on élève du gros bétail. ”
Ferdinand Goffart, Traité méthodique de géographie du Congo… (1898)
“ Leurs villages sont nombreux et les rives du Lualaba sont un des endroits les plus peuplés du Congo. Quoique cannibales convaincus, ils sont doux et bienveillants. Alors que sur les rives du Lualaba ils font peu de cultures mais sont surtout pêcheurs et excellents bateliers, à l'intérieur ils ont d'immenses plantations de manioc, de bananiers, de riz, de maïs et de sorgho cultivées avec soin. L'organisation du travail s'y ressent de l'influence arabe qui opprima le pays pendant plus de trente ans. Les Manyémas sont pour la plupart fort paisibles. ”
Maurice Pescatore,
Chasses et voyages au Congo
“ La montée est palpitante comme celle qui mène à tous les cols. Que verrai-je de l’autre côté ? Après un dernier effort nous voici en haut et nous mettons pied à terre pour laisser souffler nos hommes et nous reposer nous-mêmes en nous orientant. La crête sur laquelle nous sommes est celle de partage des eaux entre le Tanganyka (Océan Insien) et la Luaina, qui est elle-même un affluent du Lualaba (Congo) lequel se déverse dans l’Atlantique. ”
Ferdinand Goffart, Le Congo : géographie physique… (1908)
“ C'est ainsi que se créèrent les grandes plaines de la Lufira constituées par un sol argilo-calcareux, la longue et large vallée du haut Lualaba couverte d'un épais humus noir, les vallées des affluents du Tanganika, les plaines de la Rutshuru et de la Semliki sur le haut Nil, les vallées de l'Inkisi et du Kwilu dans les Monts de Cristal. ”
Émile de Laveleye,
Revue des Deux Mondes
“ Les découvertes de Cameron semblent désormais avoir mis hors de doute l’identité du Congo avec le Lualaba, et dès lors sa source se trouverait dans la rivière Tchambezi, dans le pays de Bemba, visité par Livingstone, entre les lacs Nyassa et Tanganyka, non loin des sources du Nil. Le Zambèse est la troisième des grandes artères qui descendent de l’Afrique centrale. C’est Livingstone qui en a déterminé le cours. Il est moins long que le Nil et il roule moins d’eau que le Congo, mais il offre des aspects plus pittoresques. ”
“ Lors du dépôt des couches de la série supérieure lualaba-lubilashienne, les régions congolaises auraient conservé l'allure générale décrite ci-dessus. Le pays était plus déprimé le long d'une bande orientale où se déposaient les formations lualabiennes à facies argileux, tandis que dans la région plus élevée de l'Ouest et du Nord-Ouest se déposaient surtout les couches lubilashiennes à facies gréseux. On peut même supposer que c'est surtout de cette région de l'Ouest, où devaient exister des reliefs, que furent amenés les matériaux sédimentaires. ”
Ferdinand Goffart, Traité méthodique de géographie du Congo… (1898)
“ Le district du Lualaba-Kassaï est presqu'entièrement formé de savanes. La seule région septentrionale où croît la forêt est sablonneuse. Elle ne semble donc pas appelée à devenir un centre de production du café, si ce n'est peut-être plus tard par la culture de l'excellent café sauvage du Sankuru, qui se trouve dans cette partie de la forêt. Lusambo a une plantation de caféiers de Libéria et d'un grand nombre de pieds de café du Sankuru. Total du district : 27.000. ”
Ferdinand Goffart, Le Congo : géographie physique… (1908)
“ Les monts Bia, collines accidentées qui dans la partie méridionale s'élèvent en pentes rapides vers le plateau de la Manika, sont prolongés vers le nord par des collines qui s'écartent du Lualaba à hauteur du lac Kabamba et s'infléchissent vers l'est pour couper le Luapula à hauteur de Kalombo. Dans la dépression elle-même on voit pointer un certain nombre de hauteurs de peu d'impor- : tance, telles que les petites chaînes de la région des lagunes voisines du lac Kabue, et celles que l'on remarque dans l'entre Lualaba et Luapula. ”
Ferdinand Goffart, Traité méthodique de géographie du Congo… (1898)
“ Le Haut Congo. — Après avoir dépassé les Stanley-Falls, le Lualaba prend le nom de Congo, et à cette nouvelle appellation correspond une nouvelle forme du fleuve, totalement différente de la première. Plus de vallée parfaitement accentuée par des plis de terrain se relevant rapidement, plus de chutes ni de rapides, plus de méandres ni de brusques crochets. A la direction générale sud-nord, le Congo en a substitué 'une autre, ouest-nord-ouest, et après avoir traversé une zone de transition, où il s'élargit entre des rives élevées de 5 à 10 mètres, et reçoit la Lindi. ”
Ferdinand Goffart, Le Congo : géographie physique… (1908)
“ Les Balamba rapportent encore le passage des Lunda conquérants qui contournèrent le Bangwelo pour s'arrêter au sud-est du Moero. Lors du pas- sage de Livingstone, ils payaient encore tribut à l'empereur du Lunda. Ils ont conservé la langue de leurs frères du Lualaba et ont absorbé les Wabemba de l'est du lac. Les Samba, qui occupent le plateau de ce nom, à l'ouest du Lubudi, forment quelques grands villages en amont de la Luisa. Ce sont de grands forgerons cultivant aussi beaucoup de manioc et récoltant le caoutchouc qu'ils vendent aux traitants du Bihe. ”
Ferdinand Goffart, Le Congo : géographie physique… (1908)
“ Les Baluba sont de taille élevée; ils soignent beaucoup leur coiffure et sont vêtus d'un pagne d'écorce. Les femmes, fort jolies, joignent à leur beauté naturelle une grande coquetterie. Elles se coiffent d'une façon rappelant beaucoup celle des Européennes. Les villages, presque tous fortifiés, sont remarquables dans la région nord, mais dans la vallée de Lualaba les indigènes vivent encaqués dans une malpropreté repoussante. Le lac Moria présente quelques agglomérations lacustres. La densité de la population est extraordinaire dans la basse et la moyenne Lukuga. ”
Ferdinand Goffart, Traité méthodique de géographie du Congo… (1898)
“ Elle donne source à un grand nombre d'affluents du Lubudi, du Lomami et du Kassaï. Leurs vallées, a peine visibles d'abord, se dessinent peu à peu, puis s'accentuent, se creusent de plus en plus en avançant vers le nord pour découper finalement le plateau en un certain nombre de reliefs souvent tabulaires d'une altitude d'environ 1000 mètres. Ce plateau est soutenu vers la vallée du Lualaba par les monts Hakansson déjà cités ”
Ferdinand Goffart, Le Congo : géographie physique… (1908)
“ En dehors de la région septentrionale, qui est très fertile, ils sont généralement pauvres. Le Lunda est commerçant dans l'âme, mais il n'a aucun goût pour le travail; et les villages à installations rudimentaires laissent une mauvaise impression. Parmi les tribus Lunda qui se sont rendues indépendantes on peut citer celles du Lualaba, celles du Moero et les Samba. Les Balunda du Lualaba n'ont jamais, à propre- ,ment parler, fait partie des sujets du vieux roi : ils forment les trois tribus de Shamalenge, Kazembe et Musoko-Tanda qui est la plus importante. Ce sont des peuplades pauvres. ”
S. Rosenthal, Le développement économique du Katanga… (1911)
“ La rive droite du Lualaba, depuis le 10e parallèle sud jusqu'au lac Kisale; la rive sud du lac Kisale; la rive gauche de la Lufira, depuis son embouchure jusqu'au confluent de la rivière Luingila : la rive gauche de la rivière Luingila jusqu'à sa source; le parallèle de la source de la Luingila jusqu'à la rencontre de la rivière Maliba Muale; la rive droite de la rivière Maliba Muale jusqu'à la source de la Muale; le parallèle de la source de la Muale jusqu'à la rencontre de la rivière Kalule nord; la rive gauche de la rivière Kalule nord jusqu'au 26e degré de longitude est de Greenwich ”
Ferdinand Goffart, Le Congo : géographie physique… (1908)
“ On y distingue d'abord le plissement des monts Kijika Luelo formé par une ligne de collines schisteuses, à travers lesquelles se sont épanchées quelques roches éruptives ; il se détache des hauts plateaux du sud du Katanga en présentant des altitudes de i.5oo à 1.600 mètres et coupe le Lualaba, qui s'y creuse une gorge profonde où se rencontrent des chutes dont les plus connues sont celles de Zilo au sud-est de Kazembe et où il tombe de 3oo mètres de hauteur et presque à pic dans la vallée; plus au nord l'aride plateau de la Manika (1.400 m.) ”
Ferdinand Goffart, Le Congo : géographie physique… (1908)
“ On retrouve des alluvions récentes dans la région côtière, le long des rives de l'estuaire du fleuve et dans la vallée du Shiloango. En résumé, toute l'immense région centrale est argilo-sableuse. Couverte d'épaisses couches d'humus, surtout près des rivières, elle se travaille et s'irrigue facilement. Les riches pays de l'Ubangi et de l'Uele sont aussi argilo-sableux; de même, semble-t-il, ceux qui se relèvent du Lualaba vers la grande crevasse. ”
Ferdinand Goffart, Le Congo : géographie physique… (1908)
“ Ce dernier, d'abord battu en 1898, les vainquit en 18gg à Lusambo, débarrassant définitivement le territoire de ces terribles razzieurs d'esclaves. LES VUANYEMA OU MANYEMA. — Entre la grande forêt, le Lualaba et le Tanganika, s'étendent une série de peuples que l'on a groupés sous le nom de Vuanyema. Les Vuanyema sont une race d'hommes solides et de femmes belles. Peu ou point tatoués, mais coiffés de façon fort compliquée, ils portent le long tablier de peau ou le pagne d'étoffe. ”
Paul Petit, Mission Chari-Lac Tchad, 1902-1904… (1907)
“ Bullet. des séances société roy. malacolog. Belgique ; XXXIII, 1898, séance du 5 novembre 1898, p. LXXIII, fig. 2. verture : 70 millimètres; diamètre de l’ouverture : 60 millimètres. Test solide, fauve ou châtain foncé ; stries d’accroissement fortes et rugueuses, coupées par des lignes spirales. Cette espèce, d’abord découverte dans les forêts qui s’étendent sur la rive droite du Lualaba, a été retrouvée en un grand nombre de points de la rive droite du Congo, j usqu’aux environs de Stanley-Falls. Il est donc probable qu’on la retrouvera un peu plus au nord, sur les rives de l’Oubangui. ”
Eugène Parès, Les Explorateurs français en Afrique… (1881)
“ C'est ce fleuve Loualaba, qui est le Congo. Les aventuriers, pâles, émus, s'étaient arrêtés sur le rivage ; les lames, molles et toutes pailletées d'une fine poussière d'or et de diamant, bruissaient doucement à leurs pieds, et leur murmure se confondait avec le frémissement du feuillage agité par une douce brise. Des pigeons volaient par milliers dans le ciel bleu ; des flamands, des grues attendaient, mélancoliquement perchés sur la racine d'un banian, que la proie désirée passât à leur portée ”
Atlas des colonies françaises, protectorats et territoires sous mandat de la France… (1934)
“ M. P. FOURMARIER pense au contraire qu’il existe bien deux systèmes dont l’un (Loualaba) se coince vers l’ouest, ou du moins, passe du facies schisteux au facies gréseux, de telle façon qu’il est difficile de faire la part de ce qui revient à l’un et à l’autre système. L’ensemble de ces formations continue à être désigné sous le nom de système du Loualaba-Loubilache, proposé par J. CORNET. 5. Le système du Loualaba forme, en territoire belge, au sud de la colonie de l’Oubangui-Chari, une bande qui vient mourir dans la boucle de l’Oubangui ”
Verney Lovett Cameron,
À travers l'Afrique
“ Ici la population est très affligée de goître ; et il suffit, dit-on, aux étrangers de boire de l’eau du pays pendant quelques jours pour ressentir les premières atteintes du mal : preuve certaine que le terrain est calcaire. Le Loualaba a encore pour affluents le Louama et le Lomâmi, navigables l’un et l’autre ; puis le Lohoua, qui est représenté comme venant du nord, et comme étant aussi large que le Loualaba à quelque distance en aval de Nyanngoué. ”
Eugène Parès, Les Explorateurs français en Afrique… (1881)
“ La Louarna est une rivière puissante qui déverse ses eaux dans le grand fleuve Loualaba. Ses rives verdoyantes et couvertes de villages, décrivent de nombreux circuits et offrent, presqu'à chaque minute, de nouveaux points de vue, des sites plus enchanteurs. Tout un monde ailé plane dans les airs, tandis que sur le sable, dans la vase, des tortues, des alligators, de monstrueux hippopotames invitent le marinier à redoubler de prudence. ”
Gaston Tissandier,
La Nature - Revue des sciences
“ En sortant de ce lac, la rivière, sous le nom de Loualaba, fait un coude énorme dans l’ouest après avoir formé un dernier lac, l’Ouleughé, qui porte ses eaux au Loufira, grande rivière qui coule à l’ouest des lacs et se dirige au nord. Qu’est ce que le Loufira ? où va-t-il après avoir reçu les eaux de la chaîne des lacs qui commencent au Bangouélo ? Telle est la question qui divise les géographes ; les uns, et Livingstone le premier, veulent y voir la tête du Nil ; les autres, comme M. Behm, de Gotha, veulent en faire la tête du Zaïre, enfin certains autres le rattachent au Zambèse. ”
Samuel White Baker,
L'Afrique équatoriale : récit d'une expédition armée ayant pour but la suppression de la traite des esclaves…
(1890)
“ Je crois que le Loualaba de Livingstone ne peut être compris dans le bassin du Nil. D'après l'illustre voyageur le niveau du Tanganika serait inférieur de 22 mètres au niveau du lac Albert. Avec les mêmes instruments il a trouvé que l'altitude du lac Albert était supérieure à celle du Loualaba. Cette rivière ne saurait donc s'écouler dans le lac. ”
Le Chemin de fer du Congo, de Matadi au Stanley-Pool… (1889)
“ Couvert de terres d'une étonnante fertilité, arrosé par des cours d'eau comme le Loualaba et le Louapoula, qui sont d'excellentes voies de communications reliant les deux points extrêmes de la contrée, abondant en richesses minérales tout à fait exceptionnelles et en une infinité de produits naturels, situé à quatorze cents mètres, en moyenne, au-dessus du niveau de la mer, rafraîchi par le vent du sud-est, ce pays mérite d'être sérieusement étudié, car il est hors de doute que l'Européen peut s'y établir et y vivre. ”
