Résumé

Portrait de Albert Blanc Albert Blanc La Savoie et la monarchie constitutionnelle (1859)

La Savoie, de son côté, ne songe pas, en général, à s'unir à la France : ceux qui sont aujourd'hui les plus chauds partisans d'une annexion à l'empire étaient, il y a onze ans, les ennemis déclarés de quiconque tendait les bras à la république. Rien dans tout cela ne ressemble à une impulsion réellement nationale. Les Savoisiens qui se remuent cherchent la république ou l'empire, mais non pas la France. La Savoie, pas plus que la Belgique, n'est donc point attirée vers elle par ces tendances impérieuses qui révèlent une loi de la nature.
Source : Gallica

Portrait de Albert Blanc Albert Blanc La Savoie et la monarchie constitutionnelle (1859)

« Si les Français ont la Savoie, ils ont les Alpes ; s'ils ont les Alpes, ils sont les seigneurs suzerains du Piémont ; s'ils sont maîtres du Piémont, Gênes n'est rien. » Par une de ces disproportions qu'on observe parfois entre l'importance politique d'un territoire et sa grandeur réelle, l'indépendance de la Savoie et son union à la liberté piémontaise intéressent l'Allemagne, qui ne veut pas voir la France commander à Turin, et l'Angleterre, qui ne veut pas la voir commander à Gênes.
Source : Gallica

Portrait de Albert Blanc Albert Blanc La Savoie et la monarchie constitutionnelle (1859)

La Savoie n'en parle pas moins la langue française; mais cela ne signifie pas nécessairement qu'elle doive s'absorber dans la France. On a dit et répété que si les langues déterminaient seules les nationalités, la Corse et l'Alsace cesseraient d'être françaises, que la vallée d'Aoste, les vallées de Pignerol, une partie de la Suisse, la Belgique, etc., le deviendraient au contraire, et qu'alors les limites des Etats affecteraient des contours absurdes.
Néanmoins le droit de parler sa langue est un de ceux qu'il est le plus difficile de refuser, à une population.
Source : Gallica

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