Henri-Frédéric Amiel

Henri-Frédéric Amiel

Résumé

Portrait de Henri-Frédéric Amiel Henri-Frédéric Amiel Charles le Téméraire

Sur leur front de bandière où grondent les bruits sourds
La fanfare éclatante a fait signe aux tambours.
De toute sa vigueur le Bourguignon nous charge,
Et cette fois son champ de combat est plus large,
Sa fureur est plus âpre et son nombre est plus grand.
Charle a poussé le cri de guerre :
« Saint George et Saint André ! » Son casque fulgurant
Darde le feu de la colère.
Pour nous, silencieux, l’un à l’autre vissés,
Raidissant sous le fer nos muscles ramassés,
Nous attendons leur coup comme on attend l’orage.
Ils frappent. Nous sentons le poids de leur courage.
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Portrait de Henri-Frédéric Amiel Henri-Frédéric Amiel Charles le Téméraire

Les mains serrent les mains, les cœurs pressent les cœurs ;
Larmes, prières, vœux, baisers ; « Soyez vainqueurs !
» Soyez heureux ! Que Dieu nous garde ! »
La trompette
Pour la seconde fois résonne, et des adieux
Brisant l’effusion, sèche les pleurs des yeux.
Tous tressaillent. Le cri strident qui se répète
A réveillé, d’un coup, l’âpre soif du combat :
« Formez les rangs ! Partons ! À Morat ! à Morat ! »
En vain le ciel est noir, en vain la pluie inonde,
La phalange est en route : elle chante en partant.
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