Résumé

Joseph Ferrand De la Propriété communale en France et de sa mise en valeur… (1859)

Souvent, dans une commune, d'anciens usages, des préjugés, des résistances de diverse nature sembleront rendre inexécutable tout projet de mise en valeur ; on devra alors sacrifier, dans une certaine mesure, et pour un certain temps, l'intérêt général et l'intérêt de la commune, et faire de larges concessions à l'intérêt des habitants. On aplanira toujours de la sorte même les difficultés les plus graves.
A un autre point de vue, le meilleur procédé de mise en valeur sera celui qui conservera à la commune la propriété de ses biens, mais qui en remettra l'exploitation à l'industrie privée.
Source : Gallica

Joseph Ferrand De la Propriété communale en France et de sa mise en valeur… (1859)

Enfin la dépaissance commune impose au sol une stérilité inévitable. Toute propriété indivise est vouée à l'indifférence. L'homme ne s'assujettit au travail que pour un but moral ou matériel qui lui soit propre. Ses facultés, ses espérances ne s'attachent qu'à ce qui peut recevoir le sceau de sa personnalité. L'être collectif, envisagé dans ses rapports avec la propriété, n'a ni mobile ni responsabilité ni avenir ; de là cette incurie qui caractérise partout les biens de mainmorte.
Source : Gallica

Joseph Ferrand De la Propriété communale en France et de sa mise en valeur… (1859)

Il suffit souvent d'un maire imprudent, d'un hiver calamiteux, pour engloutir celle des communes les plus riches. Sa valeur intrinsèque se déprécie, celle de la propriété immobilière s'accroît de jour en jour. Il faut donc que la commune s'applique à garder, pour les générations futures, ce dépôt des générations passées ; mais il faut aussi qu'elle renonce, autant que possible, à l'exploiter elle-même. L'être collectif, la commune, est mauvais propriétaire, imprévoyant, sans esprit de suite ; les biens les meilleurs, entre ses mains, se dénaturent et dépérissent
Source : Gallica

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