Eugène Freyssinaud

Résumé

Eugène Freyssinaud Les biens communaux en France… (1899)

Le partage au prorata de la contribution foncière semble d'abord le mode le plus équitable, le plus rationnel. Plus la propriété est grande, dit-on, plus elle use de communal ; plus l'habitant de la section a de têtes de bétail, plus il jouit du commun. Le contraire de ce qui apparaît d'abord, existe-t-il en réalité ?
Le partage au prorata de la contribution foncière est, en effet, basé sur la possession, la jouissance. Or, en matière de communaux, nous avons vu à la première question ce qu'il en est de la jouissance des communaux par le grand et le petit propriétaire.
Source : Gallica

Eugène Freyssinaud Les biens communaux en France… (1899)

TROISIÈME QUESTION Y a-t-il lieu à une réforme dans la législation des biens communaux, et dans quel sens? — Faut-il supprimer les communaux? par quel moyen?
Parmi les réformes qui ont, pour la France, un caractère spécial d'opportunité, il faut placer en première ligne celle de la législation des biens communaux et, comme conséquence, leur suppression par le partage en nature gratuit et obligatoire. C'est une mesure qui s'impose.
La réforme dans la législation est difficile parce que, à vrai dire, il n'y a pas sur ce sujet, de législation bien établie ; tout varie à l'infini.
Source : Gallica

Eugène Freyssinaud Les biens communaux en France… (1899)

L'abus des communaux, les vices de l'indivision, la plaie des substitutions étant constatés, le législateur a pensé que l'intérêt des générations futures était de tuer le mal dans le présent ; de supprimer l'indivision ; d'appeler à l'aide de l'agriculture, c'est-à-dire de l'avenir, l'effort puissant de l'intérêt privé; d'attribuer la propriété aux communes et aux sections ; et, comme une des conditions de la propriété est de pouvoir en disposer, la loi de 1793 a ordonné le partage des communaux.
Source : Gallica

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