Résumé

E. Hély d’Oissel Revue des Deux Mondes T. 3, 1874

C’est la fixité qu’il faut à l’impôt foncier plus qu’à tout autre ; jamais il n’est bon d’en modifier le chiffre général, ni surtout la répartition. Ce n’est pas que dans sa marche le temps ne finisse toujours par déranger les rapports primitivement établis entre les revenus tirés de chaque fraction du sol et la portion qui en revient à l’état. Des routes qui s’ouvrent, des foyers de population qui se forment,... rien dans ces faits inévitables n’autorise à changer la répartition des taxes.
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E. Hély d’Oissel Revue des Deux Mondes T. 3, 1874

L’incidence de l’impôt est un problème obscur qui laisse le champ ouvert à toutes les suppositions, et chacun peut à son gré faire jouer les chiffres suivant les besoins de sa cause ; de quelque façon qu’on s’efforce de les grouper, il est un fait qui domine tous les calculs, un fait peu connu et qu’on ne saurait trop rappeler. Depuis le commencement du siècle, les revenus fonciers se sont accrus, d’après des documens méritant toute confiance, dans la proportion du simple au triple ; l’impôt foncier au contraire a augmenté dans une proportion comparativement insignifiante.
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E. Hély d’Oissel Revue des Deux Mondes T. 3, 1874

Comme les individus, les nations ne se relèvent et ne grandissent que lorsqu’elles savent, par des études patientes, par des mesures préparées en vue de l’avenir, assurer, même au prix de certains sacrifices, la prospérité du lendemain. Mettons-nous donc en mesure dès aujourd’hui, par une enquête sévère, entreprise avec courage, poursuivie sans défaillance, de réformer un mécanisme vicieux, qui nous paralyserait le jour où l’impôt foncier deviendrait la ressource la plus certaine, peut-être l’unique ressource de notre budget.
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