Résumé

Émile Têtu Des droits d'usage en bois de chauffage… (1900)

Le droit d'usage en bois de chauffage consiste dans le droit de prendre ce qui est nécessaire au chauffage.
L'usager, comme tout autre, doit jouir en bon père de famille. (Art. 627, Code civil.) Il est donc tenu de prendre d'abord les bois dont le débit est difficile, afin de ne pas nuire aux intérêts du propriétaire. « La jouissance de l'usager, dit Meaume, doit être combinée de telle sorte que, sans préjudicier à l'exercice de son droit, et tout en pourvoyant suffisamment à ses besoins, elle soit le moins dommageable possible pour le propriétaire de la forêt (1) . »
Source : Gallica

Émile Têtu Des droits d'usage en bois de chauffage… (1900)

D'après l'article 118 du Code forestier, cette faculté est commune à tous les propriétaires de bois.
Ce droit du propriétaire de bois de pouvoir demander seul le cantonnement est parfaitement équitable. « Rien de plus légitime, dit Meaume, rien de plus naturel, de plus conforme au droit de propriété que la faculté accordée par le Code forestier, au seul propriétaire, de pouvoir affranchir la forêt de la servitude d'usage (1) . »
Il est toujours loisible aux propriétaires et aux usagers de régler cette question du cantonnement d'après les anciens principes.
Source : Gallica

Émile Têtu Des droits d'usage en bois de chauffage… (1900)

Il en résulte donc que toute personne indépendante, ayant un ménage jou une habitation à feu distincte, a droit à l'affouage. Le législateur de 1883 aurait pu s'en tenir là. Mais il a soulevé une objection indispensable à résoudre : Le fait que l'individu ayant ménage ou habitation distincte vit avec d'autres à une table commune lui enlève-t-il son droit à l'affouage? En un mot, la condition de ne pas vivre à une table commune est-elle une troisième condition nécessaire du droit à l'affouage ?
Source : Gallica

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