Résumé

Léontin Les Prussiens à Dampierre-sur-Loire… (1871)

Assez rarement, grâce à Dieu, la population est atteinte. C'est comme un coup de foudre qui éclate : mais le soleil ne tarde pas à se montrer derrière la nue qui se dissipe.
L'occupation, au contraire, est comme un martyre continuel. Les ennuis, les tracasseries, la fatigue, les privations peuvent, à la longue, devenir telles que la mort s'ensuive. Nous en avons vu bien des exemples dans nos environs, notamment à Ouzouer où « six personnes sont mortes par suite d'émotion, et quinze
par suite de misères et de mauvais traitements (1) . »
Source : Gallica

Léontin Les Prussiens à Dampierre-sur-Loire… (1871)

Les avant-postes furent même poussés jusqu'aux portes de Dampierre. Vers onze heures ou midi, une reconnaissance à pied de trois Prussiens pénétrait dans le bourg et montait gravement par la rue du milieu. De son côté, et au même instant, un chasseur français arrivait de Gien en éclaireur, et s'avançait au galop par la même rue, malgré les avertissements et les gestes significatifs de la population. Au détour, tous se trouvent face à face, et à une distance de trente pas. Un frisson s'empare de tout le monde.
Source : Gallica

Léontin Les Prussiens à Dampierre-sur-Loire… (1871)

D'autres sont blessés.
Au bruit de la fusillade, l'immense colonne prussienne qui suivait à deux kilomètres et dont les nôtres ignoraient l'arrivée, répondit par le canon. Aussitôt nos soldats déguerpissent, et se sauvent en avant avec les dépouilles de leurs victimes. Ils emportaient qui les bottes, qui les sabres, qui les casques. Ils arrivent à Dampierre couverts de sueur. Les uns se cachent, ne pouvant plus courir ; les autres continuent sur Gien.
A midi et demi, les Prussiens entrent à Dampierre !
La tête de la colonne ennemie marche sur deux rangs, et tient les côtés de la route.
Source : Gallica

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