Résumé

Edmond Martin Les prussiens en France. Le combat d'Alençon… (1871)

Alors arrive sur la place d'Armes une avant-garde d'infanterie au casque pointu, elle attend les troupes l'arme au pied, et vers onze heures, l'armée fait son entrée en ville : des escadrons de ulhans défilent les premiers, ils ont un air audacieux et provoquant ; ils sont suivis de l'infanterie au casque doré, puis viennent les éternels cuirassiers blancs; les hussards de la mort à l'uniforme sinistre : le bruit augmente, c'est l'âme de la Prusse, c'est l'artillerie, dont chaque pièce est attelée de six chevaux
Source : Gallica

Edmond Martin Les prussiens en France. Le combat d'Alençon… (1871)

« Il faut, dit-il, que tout homme de cœur fasse à la ville un rempart de son corps ; chacun de nous, avant d'aller au feu, doit faire son testament; arrêter l'ennemi, c'est sauver l'armée de Chanzy, c'est sauver la Patrie; quant à lui, il est résolu à payer d'exemple et à remplir son devoir jusqu'au tombeau. » Il fait ensuite appel aux citoyens pour miner les ponts et dresser des barricades dans l'intérieur de la ville.
Echauffés par ces excitations, entraînés par leur patriotisme, les uns demandent la bataille; d'autres, plus calmes, en acceptent sans murmures les conséquences fatales
Source : Gallica

Edmond Martin Les prussiens en France. Le combat d'Alençon… (1871)

La terreur et la dévastation sont les fidèles alliés des Prussiens : la fabrique importante de toiles d'Ozé faillit devenir la proie des flammes ; l'ennemi l'épargna seulement parce qu'elle contenait quatre cents ouvriers: ceux-ci, le lendemain, sans travail et sans pain, auraient pu dans leur désespoir inquiéter le vainqueur.
Sans canon, la Prusse n'a plus de prestige ; aussi toujours accompagné de sa formidable artillerie, l'ennemi sème-t-il ses obus en tous lieux : le 15 janvier, de nombreux projectiles atteignirent, dans Alençon, la maison de M. Lambert, rue du Pont-Neuf
Source : Gallica

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