F. de La Coste

Résumé

F. de La Coste L'armée prussienne en Lorraine (1871)

Oui, quand on relit l'histoire ou quelques souvenirs de ce temps, écrits même par les hommes les plus honorables, on est tristement frappé de la ressemblance des faits, et l'on doit reconnaître que de tels procédés ne choquaient pas alors les esprits les plus honnêtes. Mais soixante ans, quatre-vingts ans nous en séparent. Depuis lors la civilisation a fait un pas immense, les mœurs se sont partout adoucies, et il est certain, pour les Allemands comme pour nous, que nos armées de 1870, si elles avaient eu la victoire, auraient usé d'une grande modération envers les populations.
Source : Gallica

F. de La Coste L'armée prussienne en Lorraine (1871)

Pour arriver à leur but, rien ne les a lassés, et la Prusse est restée une caserney malgré le développement pris par la bourgeoisie vouée au commerce et à l'industrie, malgré le goût naturel des esprits pour les sciences, les lettres et les études abstraites, malgré l'instruction et le progrès des idées libérales si contraires dans d'autres pays au régime militaire. Tout homme est soldat ; l'uniforme est honoré par tous et porté par tous non-seulement avec convenance, mais avec satisfaction.
Source : Gallica

F. de La Coste L'armée prussienne en Lorraine (1871)

Le commandant de l'étape lut aux troupes rassemblées le télégramme officiel, les soldats poussèrent quelques hourrahs, et aussitôt le pasteur leur adressa une allocution pour les engager à la reconnaissance envers Dieu. Le soir, aucun désordre n'eut lieu ; plusieurs habitants, en rentrant chez eux, trouvèrent les uhlans qu'ils logeaient réunis dans une prière commune, et, le lendemain, une inscription apposée sur le balcon de la Commandantur (état-major de la place) portait ces mots : « L'honneur n'est point à nous, il est à vous, mon Dieu ! » et au-dessous : « Vive le roi ! »
Source : Gallica

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