Résumé

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant Assez tué ! : plaidoyer pour l'amnistie (1879)

L'assassin est celui qui tue sans jugement un homme sans armes. Et maintenant, lisez ce qui suit :
XXXIV
Du 18 mars au 25 mai la Commune n'a tué personne, exepté en bataille rangée.
En revanche, voici ce qu'a fait le gouvernement de Versailles. Mettez-le sur le dos de M. Thiers, de M. Vlnoy, de M. de Mac-Mahon ou de n'importe qui, le fait est vrai, attesté par mille témoins et surtout par les journaux réactionnaires le Figaro, le Gaulois, la Patrie, par le Journal des Débats lui-même qui n'a jamais aimé la Commune et qui supportait mal en ce temps-là les républicains.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant Assez tué ! : plaidoyer pour l'amnistie (1879)

Le 18 mars, au matin, pendant que les Parisiens dormaient, M. Thiers envoya le général Lecomte pour s'emparer de Montmartre et emporter les canons de la garde nationale. Lecomte réussit d'abord, puis, faute de chevaux, ne put pas emmener les canons, fut entouré avec sa troupe, fait prisonnier et massacré. Je n'ajoute et ne change rien à l'histoire. Tuer sans jugement un homme sans armes, qu'il soit général, prince ou charbonnier, c'est un horrible assassinat, n'est-ce pas ?
Eh bien ! j'en conviens, ceux qui tuèrent Lecomte furent des assassins.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant Assez tué ! : plaidoyer pour l'amnistie (1879)

Qu'il eût été facile de reconduire ce conquérant jusqu'au Rhin, comme on reconduisit son grand-père après Valmy, et de rétablir pour longtemps la paix entre la France et l'Allemagne !
Mais M. Thiers se croyait un petit, Napoléon. Il avait jugé et jaugé les forces des Prussiens et les nôtres et décidé que nous devions être battus. Il ne restait plus aux Parisiens qu'à s'incliner et à subir, sur sa parole, l'arrêt du destin.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature