Général Lecomte

Définition et enjeux

Portrait de Frédéric Damé Frédéric Damé La résistance : les maires, les députés de Paris et le comité central du 18 au 26 mars avec pièces… (1871)

Le général Lecomte ordonne à ses hommes de barrer le chemin à cette troupe et de faire feu sur elle dans le cas où elle voudrait forcer le passage. Les soldats hésitent. La garde nationale crie : « Vive la République ! Vive la ligne! » Tout est perdu. Les soldats lèvent la crosse en l'air et fraternisent avec les arrivants. Le général Lecomte s'emporte contre ses hommes et, les voyant jeter leurs armes, ne peut s'empêcher de leur crier : « Vous n'êtes que des lâches ! » On le saisit, on le traîne au Château-Rouge, où on le laisse sous bonne garde.
Source : Gallica

L. Le Saint Histoire de la guerre entre la France et la Prusse… (1872)

Le général hausse les épaules.
Deux coups de feu partent. Le général n'est pas atteint. Il salue les assassins. Aussitôt un peloton se forme, se recule de cinq pas et s'apprête à tirer.
— Lâches que vous êtes! dit Clément Thomas. — Feu, commande le capitaine.
Le général Lecomte, frappé droit au cœur, tombe d'abord sur ses genoux : il était évidemment déjà mort. Un des assassins, vêtu en garde national, - il y avait dans cette émeute des costumes de zouaves, de lignards, de garibaldiens,—s'approche et applique sur la joue de la victime un soufflet à bras tendu.
Source : Gallica

Paul Bondois Histoire de la révolution de 1870-71 et des origines de la troisième République… (1888)

Parmi les colonels devenus depuis généraux, MM. Warnet, Vasseur, Boulanger, Colonnieu, déclarèrent que toute tentative militaire était impossible, soit avec les troupes régulières, soit avec la garde nationale. Le général Lecomte, officier énergique et fort estimé, résuma, malgré son émotion, tous les arguments, qui ordonnaient de négocier au plus vite avec l'ennemi.
Source : Gallica

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