Alphonse-Joseph-Antoine Vergès d'Esboeufs

Résumé

Alphonse-Joseph-Antoine Vergès d'Esboeufs La vérité sur le gouvernement de la Défense nationale… (1871)

Avouez que vous êtes bien heureux de ces exécutions, M. Thiers, qui couvrent vos massacres et vous permettent de vous poser en victime, tellement que vous êtes encore bien capable de les avoir fait assassiner vous-même, pour en jeter tout l'odieux sur la Commune. Quoi qu'il en soit, la vie d'un homme quelque haut placé qu'il soit, n'en vaut-elle pas une autre, fût-il archevêque? Et vous ne pouvez dissimuler que vous n'ayez fusillé ou mitraillé plus de vingt mille victimes n'ayant pris aucune part à la lutte.
Source : Gallica

Alphonse-Joseph-Antoine Vergès d'Esboeufs La vérité sur le gouvernement de la Défense nationale… (1871)

Les désastres de Sedan produisirent la révolution du 4 septembre 1870. L'empire s'écroulant sous la corruption, la honte et la défaite, la République se trouva être, dans la pensée de tous, la seule forme de gouvernement capable de tenir tête à l'ennemi.
Elle fut acclamée au Corps législatif à deux heures et proclamée à l'Hôtel de ville à quatre heures du soir. Les membres de la Gauche du Corps législatif, fruits secs de la révolution de 1848, se poussèrent au pouvoir et composèrent, en grand nombre, le gouvernement de la défense nationale.
Source : Gallica

Alphonse-Joseph-Antoine Vergès d'Esboeufs La vérité sur le gouvernement de la Défense nationale… (1871)

Ce qui s'est passé au grenier d'abondance a pu se passer ailleurs.
C'est un parti pris, une affaire entendue, un complot social, une affreuse machination, partout, on accusera la Commune et les fédérés, afin de jeter la haine, la déconsidération et le mépris sur la démocratie, masquer toutes les trahisons, et justifier cette répression barbare, inouïe, insensée qui doit, pense-t-on, préserver l'Europe de la République démocratique pendant quarante ans, au moins!
Source : Gallica

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