Prosper-Olivier Lissagaray,
Histoire de la Commune de 1871
“ Le bruit court que des furies jettent du pétrole enflammé dans les caves. Toute femme mal vêtue ou qui porte une boîte au lait, une fiole, une bouteille vide, peut être dite pétroleuse. Traînée, en lambeaux, contre le mur le plus proche, on l’y tue à coups de revolver. Les échappés des quartiers envahis racontent ces massacres à la mairie du XIe. Là, même confusion qu’à l’Hôtel-de-Ville, plus resserrée et plus menaçante. Les cours étroites sont encombrées. À chaque marche du grand escalier des femmes cousent des sacs pour les barricades. ”
