Résumé

Portrait de Maurice Goudard Maurice Goudard La Défense du Libéralisme

L’impôt indirect n’est payé que par celui qui veut bien, et en progression géométrique avec sa fortune. Il est discret, humain, souple et fructueux. L’impôt direct est vexatoire, inquisitorial, stérilisant et improductif.
Pour moi, qui ai eu le privilège de couler les jours heureux d’avant 1914, j’ai connu la douceur de vivre dans un temps où l’on ignorait tout des impôts, où personne ne connaissait l’adresse du percepteur, où il y avait moins de fonctionnaires, qui étaient mieux payés, où l’incidence fiscale n’était pas déterminante dans l’Économie.
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Le libéralisme est semblable à un véhicule de course dans une descente. Il a besoin de bons freins pour modérer sa vitesse et lui permettre de prendre les virages sans danger. La religion est ce frein, doux, puissant, progressif, éternel... et gratuit. Le dirigisme, certes, est aussi un frein, mais tellement puissant qu’il bloque la voiture, tellement brutal qu’il fait éclater les pneus, et tellement coûteux que tous les frais d’entretien passent dans les freins.
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Ceci est absolument faux, car c’est un bien mauvais calcul que de rogner sur les salaires pour améliorer le prix de revient. C’est ce qu’a démontré Henry Ford qui, face à une concurrence acharnée, n’hésita pas à inaugurer pour sa main-d’œuvre le taux minimum de un dollar l’heure, ce qui ne l’empêche pas de vendre ses voitures au plus bas prix du monde.
Par contre, l’État français qui, dans ses monopoles, est sans concurrence, n’est pas, pour cela, plus généreux avec sa main-d’œuvre.
On peut enfin accuser la concurrence d’abaisser la qualité pour réduire le prix de revient.
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