Edmond Villey

Résumé

Edmond Villey L'État et le progrès social (1923)

Les libéraux veulent la liberté, mais pas la liberté illimitée, qui est incompatible avec l'état social, et leur prêter de telles idées, c'est vraiment se forger des fantômes pour les combattre ; ils veulent la liberté individuelle, mais la liberté limitée : 1° par la liberté égale des autres hommes ; 2° par les nécessités du maintien de l'ordre social. On n'a pas le droit de les confondre avec les anarchisies !
Et quant au socialisme, c'est une doctrine qui est juste au pôle opposé du libéralisme et d'après laquelle le principe essentiel de la politique sociale est l'autorité.
Source : Gallica

Edmond Villey L'État et le progrès social (1923)

S'il en est ainsi, ce qu'on appelle la souveraineté ne signifie pas l'omnipotence : le pouvoir des représentants de la nation est limité par les raisons mêmes qui le fondent et la thèse de l'Etat-Providence, chargé 'de, faire le bonheur des individus, même malgré eux, n'a aucune base. Et ce doit être la règle suprême de la politique sociale.
Il est vrai que, par la nature même des choses, les gouvernants auront seuls compétence pour tracer les limites de leur action, et certains ont conclu de là que la question des limites du pouvoir social est sans intérêt pratique.
Source : Gallica

Edmond Villey L'État et le progrès social (1923)

Quels que soient les progrès réalisés dans l'ordre moral et dans l'ordre économique, il y aura toujours, dans la société, des membres incapables de subvenir par eux-mêmes à leurs besoins, et c'est pourquoi l'assistance publique est une triste nécessité à laquelle aucune société ne saurait se soustraire : l'intérêt social s'accorde avec la loi morale pour en faire une obligation inéluctable.
Source : Gallica

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