Résumé

Pierre Cibié De la Belle époque aux trente glorieuses (1991)

A vingt-trois ans, entièrement autodidacte, Léon Cibié a acquis les connaissances indispensables à un ingénieur électricien. Il s'est forgé une culture littéraire et artistique en enregistrant toutes les informations qui circulent autour de lui. Si la "culture est ce qui subsiste de ce que l'on a appris lorsqu'on a tout oublié", Léon Cibié a fait l'économie de ces acquisitions pour atteindre directement à la culture. Inconsciemment attiré par les hommes disposant du savoir, il a mémorisé leurs propos artistiques, historiques, scientifiques, techniques.
Source : Gallica

Pierre Cibié De la Belle époque aux trente glorieuses (1991)

Bien que l'entreprise soit de dimension modeste et que je sois personnellement en contact avec le personnel de l'usine, certaines préoccupations nous échappaient ; les ouvrières comprenaient mal d'être changées de poste de travail dans le courant d'une journée ; elles étaient sensibles à la perte d'efficacité qui en résultait ; elles en rendaient responsable leur chef d'équipe ce qui nuisait à la qualité de leurs relations ; les explications que je pouvais fournir à ces incidents aux délégués effaçait ces malentendus.
Source : Gallica

Pierre Cibié De la Belle époque aux trente glorieuses (1991)

Jusqu'en 1950 l'entreprise fait preuve d'une forte croissance, mais les méthodes de gestion ne se modifient pas : les bureaux se trouvant sur le lieu de l'atelier de production, les problèmes techniques, les besoins de nouveaux moyens de fabrication, les conflits sociaux étaient vécus concrètement, en direct. Le développement nous amenait à recruter de nouveaux collaborateurs, mais les décisions pouvaient être prises après examen sur place. Le déplacement de l'usine à Bobigny va modifier la nature de cette gestion.
Source : Gallica

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