Résumé

Victor Marchal Le drame de Metz : 31 juillet-31 octobre 1870 (1870)

Si, ce qu'à Dieu ne plaise, le retour de César me condamnait à l'exil, en voilant encore une fois la statue de la Liberté, je m'y résignerais sans mérite, persuadé que nulle joie n'est comparable à celle que l'on éprouve d'avoir fait son devoir. Mais, si terribles que soient nos épreuves, j'ai foi en l'avenir de ma patrie, parce que sa cause est celle de l'humanité. Toutes les nations sont guérissables quand le Christ les a touchées, et la France, j'en ai la confiance, sortira de sa chaudière, comme autrefois l'aigle de Patmos, puriorac viridior.
Source : Gallica

Victor Marchal Le drame de Metz : 31 juillet-31 octobre 1870 (1870)

De leur côté, les braves habitants de Metz ne voulaient point qu'on parlât de capitulation. Ils étaient pâles de colère plus encore que de faim, et pas une plainte lâche ne s'élevait de cet océan de misères. Les femmes surtout se montraient admirables de dévouement, et leur patriotisme égalait, s'il ne le surpassait pas, celui des hommes.
Mais Bazaine se montra sourd, jusqu'à la fin, à tous les nobles accents qui s'élevaient du camp et de la cité.
Source : Gallica

Victor Marchal Le drame de Metz : 31 juillet-31 octobre 1870 (1870)

Mais mon âme se refuse à pleurer le désastre de Sedan. César triomphant à la tête de ses maréchaux, c'était son despotisme affermi pour de longues années encore. César captif et lâche, c'est l'Empire devenu impossible, grâce au dégoût qu'il inspire, et la France reprenant possession d'elle-même. Bénissons donc nos défaites, qui nous ont valu la liberté, en organisant les victoires qui nous rendront l'honneur avec l'indépendance.
Source : Gallica

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