Gabriel Vanel

Élements biographiques

Gabriel Vanel Les Anglais aux îles Saint-Marcouf… (1910)

Ce vaisseau, battu par la tempête, était allé, la veille, s'abriter sur la rade de La Hougue. Bien qu'en plein jour, le commandant des îles Saint-Marcouf n'avait reconnu ni son pavillon, ni ses signaux, et les batteries de l'île du Large l'avaient canonné comme un navire ennemi. La corvette avait eu plusieurs hommes blessés, son mât de misaine et son grand mât de hune coupés. Elle dut, malgré l'ouragan, lever l'ancre et reprendre la mer pendant la nuit, et ce fut par miracle qu'elle réussit à gagner Cherbourg.
Source : Gallica

Gabriel Vanel Les Anglais aux îles Saint-Marcouf… (1910)

Le but des Anglais, en venant bombarder les forts, n'était pas seulement d'esquisser contre ceux-ci une attaque qui avait peu de chances de réussir, c'était surtout, si la flottille avait conservé ses postes de mouillage en dehors de la petite rade, d'essayer d'incendier et de détruire une partie des embarcations. « Les Anglais, dit le baron Hulot, mis au courant de tous nos projets par leurs espions, vinrent bombarder nos bateaux dans la rade de La Hougue, avant qu'ils n'en fussent sortis, et commettre des hostilités sur divers points de la côte. »
Source : Gallica

Gabriel Vanel Les Anglais aux îles Saint-Marcouf… (1910)

Les Anglais rebouchent les trous sous la mitraille et attendent anxieusement la marée qui les remettra à flot.
Par malheur, la troupe, mandée à Carentan, arrive trop tard; un abordage est devenu impossible. Deux frégates s'approchent pour remorquer la corvette, qu'elles ramènent aux îles coulant bas d'eau. Une bordée, que celle-ci lâcha en se déséchouant, ne causa aucun mal.
A marée basse, on découvrit trois obusiers montés sur affût et plus de cinq cents boulets, que la corvette avait été obligée de sacrifier pour s'alléger et qu'on transporta à la redoute de Maisy (1) .
Source : Gallica

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