Résumé

Adolphe Badin Duguay-Trouin : les marins illustres… (1885)

A trois heures Duguay-Trouin arrive vent arrière sur le Boston; en trois ou quatre bordées, il le démâte de son grand mât de hune et lui coupe sa grande vergue ; puis, le voyant hors de combat et dans l'impossibilité de manœuvrer pour s'échapper, il le laisse et fond sur le Nonsuch, qu'il aborde par le travers.
Les grappins du François accrochent le vaisseau anglais, un feu de mousqueterie et de grenades bien dirigé nettoie en un instant ses gaillards et son
pont et l'équipage de Duguay-Trouin s'élance plein d'ardeur, le valeureux Jacques Boscher en tête.
Source : Gallica

Adolphe Badin Duguay-Trouin : les marins illustres… (1885)

Heureusement, la côte de Bretagne n'était pas loin. Duguay-Trouin, sans cesser un instant d'activer le travail des pompes, fit gouverner, autant que les manœuvres désemparées de son vaisseau le permirent, sur la terre. Son seul espoir maintenant était d'en approcher assez pour qu'au moment où le Saint-Jacques-des-Victoires coulerait bas, ce qui d'intant en instant paraissait plus imminent, l'équipage, ou du moins ce qu'il restait d'hommes valides, pût arriver jusqu'à terre en s'accrochant à quelque débris.
Source : Gallica

Adolphe Badin Duguay-Trouin : les marins illustres… (1885)

A plusieurs reprises, nous l'avons vu se dévouer pour ses camarades et faire, comme il le disait, l'office du bon pasteur, afin d'arracher quelque vaisseau de son escadre à l'ennemi, au risque de se perdre lui-même.
L'une des plus belles qualités de Duguay-Trouin est l'attention qu'il eut toujours de professer la plus grande estime et le plus grand respect pour ses ennemis après la victoire.
« Quiconque n'est pas capable d'aimer et de respecter la valeur dans son ennemi, avait-il l'habitude de dire, ne peut avoir le cœur bien fait. »
Source : Gallica

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