Résumé

Joseph-François-Gabriel Hennequin Essai historique sur la vie et les campagnes du bailli de Suffren… (1824)

On se figurerait difficilement la joie de l'armée assiégée, lorsqu'au lever du soleil, ses yeux fatigués depuis si longtemps de l'aspect des couleurs ennemies, purent contempler le pavillon blanc, auquel la valeur de M. de Suffren venait de donner, en quelque sorte, un nouvel éclat ; l'ivresse était à son comble. On accourt sur le rivage ; l'armée entière, oubliant que l'ennemi est sous les murs de la place, n'a plus qu'une seule pensée, qu'un seul désir, celui de voir l'amiral.
Source : Gallica

Joseph-François-Gabriel Hennequin Essai historique sur la vie et les campagnes du bailli de Suffren… (1824)

A un sang-froid imperturbable dans Faction, le bailli de Suffren joignait une activité et une ardeur extrêmes. C'était un de ces êtres rares que la nature a rendus propres à tout. Habile à juger les hommes et à les apprécier, il les employait toujours de manière à faire ressortir leurs talens et leurs connaissances, et à en tirer le parti le plus avantageux. Courageux et brave, même jusqu'à la témérité, il était d'une rigueur inflexible pour les officiers chez lesquels il croyait remarquer de la faiblesse ou de la lâcheté
Source : Gallica

Joseph-François-Gabriel Hennequin Essai historique sur la vie et les campagnes du bailli de Suffren… (1824)

En se rapprochant de la rade il reconnut l'escadre ennemie. L'amiral Hughes, averti de l'approche des Français avant de les avoir aperçus, était allé mouiller sous le feu
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des forts de la place, et avait ainsi rendu sa position inexpugnable. M. de Suffren, ne jugeant pas convenable de l'y attaquer, continua sa route pour Pondichéri ; mais à peine avait-il dépassé Madras, qu'il vit les Anglais mettre sous voiles. Il fit alors le signal de prendre les mêmes amures que les vaisseaux ennemis, et de faire la même route.
Source : Gallica

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