Résumé

Just-Jean-Étienne Roy Chevert, lieutenant-général des armées du Roi (1870)

Au moment de marcher à l'ennemi, il passa devant ces troupes, les encourageant du geste et de quelques paroles
vives. Arrivé devant le marquis de Bréhant, colonel de Picardie, un des plus braves hommes des troupes du roi, il lui dit d'une voix animée : « Bréhant, jurez-moi, foi de gentilhomme, que vous et tout le régiment de Picardie, vous vous ferez tuer jusqu'au dernier plutôt que de reculer; je vous donnerai l'exemple.
— Je le jure, répondit le marquis d'un air et d'un ton qui rendaient le serment superflu. Jamais engagements réciproques n'ont été mieux gardés. »
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Chevert, lieutenant-général des armées du Roi (1870)

L'ennemi, embusqué dans l'épaisseur du bois, tire à coup sûr et choisit ses victimes. Un moment d'hésitation s'empare de nos troupes.
Chevert s'en aperçoit, il leur parle, et son ton, son regard, sa contenance les rassurent.
Il se porte à la tête des grenadiers, qui viennent de perdre leur chef, les enflamme du désir de le venger, chasse les ennemis du bois, arrive en vue de la redoute, et l'enlève en un instant.
Le duc de Cumberland, se voyant tourné et son centre mis en désordre par cette attaque vigoureuse, se hâta de battre en retraite avec les débris de son armée.
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Chevert, lieutenant-général des armées du Roi (1870)

Un grand nombre de courtisans voulaient persuader à Louis XIV de ne point attendre les ennemis auprès d'une capitale tout ouverte, et de se retirer à Blois ou à Chambord; mais le roi, plus ferme qu'eux tous, écrivit à Villars de chercher l'ennemi, de livrer bataille et de dégager Landrecies. S'il était vaincu, Louis, alors âgé de soixante-quatorze ans, déclarait qu'il se porterait à Péronne ou à Saint-Quentin pour y recueillir les débris de l'armée, qu'il appellerait à lui toute la noblesse du royaume, et qu'il vaincrait ou périrait dans un dernier combat.
Source : Gallica

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