Just-Jean-Étienne Roy

Résumé

Just-Jean-Étienne Roy Aïssé ou La jeune Circassienne (1870)

« Ce sont eux, disaient les uns, qui sont les auteurs de la mort de Daltaban, le vainqueur des Arabes, notre bouclier contre les impériaux : c'est son mérite qui a armé contre lui leur basse jalousie. C'était pour commettre ce lâche attentat, ajoutaient les autres, qu'ils retenaient le sultan à Andrinople ; il y passe ses journées à chasser dans les forêts, et Constantinople est dans la misère.
On nous laisse, disaient d'autres, pour nous gouverner un caïmakam (gouverneur) de dixhuit ans, qui n'a d'autre mérite que d'être le gendre du muphti Feizoullah, le premier ennemi de l'empire. »
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Aïssé ou La jeune Circassienne (1870)

Aïssé pleura amèrement la mort de sa mère adoptive. C'était le premier chagrin réel qu'elle éprouvait, car elle était trop jeune à l'époque des malheurs de sa famille pour les comprendre et en être sérieusement affectée. A neuf ans une douleur trop vive ne saurait être de longue durée; ses larmes cessèrent de couler, son chagrin s'apaisa avec le temps, mais jamais elle n'oublia celle qui lui avait servi de mère, et jamais, dans tout le cours de sa vie, elle ne prononça son nom sans éprouver un profond attendrissement.
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Aïssé ou La jeune Circassienne (1870)

Tout ce que le langage du cœur a de plus affectueux, tout ce que les caresses d'une mère ont de plus tendre, Mme d'Argental le prodigua à la jeune Circassienne. Une personne qui aurait eu plus d'expérience eût peut-être trouvé de l'exagération dans ces démonstrations de sentiments trop outrées pour être naturelles et sincères; mais - Aïssé était loin de concevoir un pareil soupçon, et, heureuse de retrouver un cœur disposé à l'aimer comme elle le désirait, elle répondit aux
caresses de sa nouvelle protectrice avec un abandon et une franchise qui parurent charmer cette dernière.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature