Résumé

Théodore Borel Le comte Agénor de Gasparin (6e édition… (1879)

Dieu, lui, ne se lasse pas; il accueille, car il comprend, « L'homme, pour être féroce à son aise, dit M. de Gasparin, supprime l'âme de l'animal, mais la Bible parle tout autrement. De toutes les lâchetés, la plus lâche est celle qui violente l'animal (1) . »
Ailleurs, il écrit : « Luther prie pour la pluie et pour le soleil, pour les gens et pour les bêles, pour la récolte de son champ et les fleurs de son jardin. Le secret de cette prière, voulez-vous que je vous le dise ? Pour la foi de Luther, Dieu était : le Père ! aussi, Luther avait avec Dieu la liberté de l'enfant (2) . »
Source : Gallica

Théodore Borel Le comte Agénor de Gasparin (6e édition… (1879)

Prier, pour M. de Gasparin, c'était respirer.
La prière, c'était sa vie. Non la prière de céré'-.
monie, en robe et en rabat, mais la prière spontanée, familière, jaillissant à chaque incident: devant un buisson d'églantines, aux gloires du couchant, aux sérénités de l'aube, à l'arrivée d'une nouvelle, au choc d'une douleur, dans l'épanouissement de la gaieté. La prière éclairait et réchauffait son travail. La prière mettait le ciel dans son bonheur. La prière, mais c'était pour lui cet impérieux besoin qu'éprouve l'enfant, de parler au père dont il tient et serre la main.
Source : Gallica

Théodore Borel Le comte Agénor de Gasparin (6e édition… (1879)

Il le prédit, parce qu'il le voit : l'injustice ne peut avoir le dernier mot. Il le prédit, à l'heure même où le Sud vient de remporter des succès signalés; quand les habiles déclarent que tout est perdu pour le Nord ! que le Nord n'a plus qu'à subir les volontés de son vainqueur ! A la brutalité du fait accompli, Gasparin oppose la souveraineté du principe : au Nord écrasé, il donne la victoire.
Ce livre fut en Europe un soulagement pour les consciences délicates, comme une brise rafraîchissante au milieu de l'atmosphère étouffée et corrompue.
Source : Gallica

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