Edmond Thiriet

Le P. Léon (1913)

Résumé

Edmond Thiriet Le P. Léon (1913)

Pleurons, oui, pleurons, mais pleurons comme des chrétiens : c'est une douleur poignante et qui déchire affreusement le cœur, que la mort d'une épouse chérie, que la mort d'une mère bien-aimée ; mais pour nous, chrétiens, ce n'est pas une séparation éternelle, c'est une séparation d'un jour. Le ciel est là-haut, ma mère chérie nous y attend. A toi, père bien-aimé, à toi, à mes sœurs, à nous tous d'y aller pour la retrouver ! Pour moi, désormais, je ne veux plus avoir les regards qu'au ciel. Ma mère me verra; elle ne demande qu'une chose, c'est que je devienne un saint religieux.
Source : Gallica

Edmond Thiriet Le P. Léon (1913)

La grande nouveauté du christianisme, ce qui en fait la force triomphante, c'est qu'il est la religion de l'amour : la manifestation prodigieuse de l'amour de Dieu pour les hommes, et la réponse du cœur de l'homme au cœur de Dieu. Touchée de la tendresse infinie qui l'a prévenue, l'âme sort d'elle-même, s'élance vers son Père céleste, et s'attache à lui comme au principe vivant de tout bien. En lui et pour lui, elle aime tous les hommes comme une famille de frères, formés à l'image du même Créateur et rachetés du même sang, le sang de Jésus-Christ.
Source : Gallica

Edmond Thiriet Le P. Léon (1913)

C'est hier soir, à 9 heures, que l'on m'a annoncé que ma chère mère avait quitté cette vallée de larmes, pour retourner à Dieu. Ma douleur est immense, mais elle est tempérée par la considération de la vie que ma bonne mère a menée. Tout ce que nous sommes, c'est à elle que nous le devons. Dieu l'a retirée de ce monde d'iniquités, encore jeune. Mais son corps, sous l'empire d'une âme simplement sublime, était usé par tant d'émotions, tant de fatigues, tant de douleurs ! Ah ! maintenant, si elle n'est pas au ciel, elle est bien près d'y entrer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature