Résumé

Vie de l'abbé Marin, chanoine honoraire… (1869)

« C'est un don surhumain, » dit-il, « que cette faculté que possèdent certains hommes d'exciter à leur aspect la sympathie et la vénération, et personne, peut-être, n'eut à un plus haut degré que M. l'abbé Marin cette puissance magnétique. Il avait eu pour prédécesseur, dans les fonctions d'aumônier du bagne, un espagnol résidant à Toulon, ecclésiastique fort érudit, mais qui ne possédait pas le don d'imposer le respect et l'affection à la population gangrenée qu'il avait à diriger.
» Le forçat aime la prière quand il aime celui qui lui apprend à prier.
Source : Gallica

Vie de l'abbé Marin, chanoine honoraire… (1869)

De grâce, ne pleurez pas sur celle que vous appelez pauvre enfant! elle meurt au monde, mais pour vivre à Dieu ; elle renonce à tous les biens matériels, mais pour être comblée de trésors spirituels ; elle détruit la nature pour élever sur ses ruines le règne de la grâce, elle s'éloigne de toutes ces choses qui, sous de brillants dehors, ne cachent que des misères, pour se courber, il est vrai, sous le joug de l'obéissance, de la pauvreté et de l'immolation du cœur; mais ce joug est plein de douceur et de suavité dans cette vie et il sera une semence de gloire pour l'autre.
Source : Gallica

Vie de l'abbé Marin, chanoine honoraire… (1869)

« Je viens, Madame la Supérieure, joindre mes regrets aux vôtres. Je ne croyais pas à une mort si prochaine, et j'espérais que Dieu conserverait encore une existence si utile. Vous avez fait une perte irréparable, moi j'ai perdu un digne ami. Il faut nous courber devant les décrets éternels, car chaque jour voit s'évanouir une illusion.
» En donnant mes soins au bon abbé Marin, je lui payais une dette de cœur, et je regrette beaucoup que l'état de ma santé ne m'ait pas permis de le suivre jusqu'à la fin. »
M. Cabissol ne pouvait montrer ni plus de sentiment ni plus de délicatesse.
Source : Gallica

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