Vaslav Nijinsky

Définition et enjeux

Bibliothèque nationale 1913 [Mille neuf cent treize]… (1983)

L'artiste préparant le haut-relief qui surmonte une porte de la Comédie des Champs-Elysées avait d'abord envisagé d'apposer deux attitudes d'Isadora Duncan. Puis découvrant Vaslav Nijinsky, il reprend sa composition en s'inspirant cette fois également du danseur. Cet affrontement dionysiaque de la danse virile et de la danse féminine de part et d'autre d'un thyrse, auquel le sculpteur renonce en définitive, confère à la composition, un dynamisme plus vigoureux. Ainsi, Antoine Bourdelle accomplit son rêve : "Du moins j'aurai voulu cela.
Source : Gallica

Collection des plus beaux numéros de "Comoedia illustré" et des programmes consacrés aux ballets et galas russes depuis le début à Paris… (1922)

C'est que si Nijinsky semble, comme on l'a dit, se dérober aux lois de la pesanteur, on l'amoindrirait singulièrement en n'admirant que sa légèreté. Il ne faut pas le louer avant tout d'abandonner prodigieusement la terre, mais d'évoquer avec un corps humain et des lignes en mouvement une sorte de rêve aérien, de quitter l'apparence terrestre pour n'être plus qu'une Visitation divine et presque immatérielle.
Source : Gallica

Collection des plus beaux numéros de "Comoedia illustré" et des programmes consacrés aux ballets et galas russes depuis le début à Paris… (1922)

Après s'être montré dans le Carnaval sous le costume d'Arlequin, léger et insouciant, Nijinsky — et c'est là peut-être son meilleur rôle — incarne en Pétrouchka la plus douloureuse poésie. Voyez comme il généralise : ce n'est plus une simple marionnette, esclave d'un vieux charlatan, mais une âme qui souffre dans le corps qui l'enserre, qui s'élance, aspire et retombe, et gémit d'être toujours méprisée.
Source : Gallica

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