Résumé

Louis Loire Anecdotes parisiennes. Aventures… (1880)

Les vraies femmes disparaissent ; c'est l'âge de fer. Où est-elle la Parisienne de la légende, à la fois légère et profonde, vertueuse sans aspérité, intelligente sans pose. qui savait parler quelquefois et écouter toujours? Elle était exquise avec sa jupe plate, son chiffon bleu et ses fleurs naturelles ! Mais cette femme-là est morte avec les manches pagode. C'est « la femme qui s'en va ».
La « femme qui vient » ! ne s'habille pas, elle se déguise; sa jupe est si serrée qu'elle a peine à marcher. Elle n'aime rien, pas même son mari; ne s'intéresse à personne, pas même à ses enfants.
Source : Gallica

Louis Loire Anecdotes parisiennes. Aventures… (1880)

La grande-prêtresse de ce bal fut Clara Fontaine, une célébrité du quartier latin, dont quelques graves magistrats ou de célèbres médecins conservent sans doute le souvenir.
A la Chartreuse, la mise en scène était moins riante, l'orchestre plus maigre, les toilettes moins soignées; mais la Chartreuse avait l'avantage de ne pas connaître de morte-saison.
On dansait dans une rotonde qui, pendant les chaleurs, communiquait avec un jardin par des
portes nombreuses.
Source : Gallica

Louis Loire Anecdotes parisiennes. Aventures… (1880)

Mme de Cœuvres allait y trouver le duc de Saux; un fiacre y menait la comtesse d'Olonne qu'attendait le marquis de Beuvron; la maréchale de La Ferté, sous un casaquin de grisette, y rencontrait le duc de Longueville sous les aiguillettes du cavalier.
Mme la comtesse de Genlis — qui ne s'est peinte qu'en buste dans ses Mémoires — ne dédaignait pas cette guinguette.
« Elle s'affublait des cornettes de sa servante et allait vider des brocs de sacré-chien en compagnie de gardes-françaises et de laquais. »
Source : Gallica

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