Résumé

Jean-Bruno Cayol Du Ver rongeur de la tradition hippocratique… (1854)

Je ne pousserai pas plus loin ces considérations, et je reviens à la définition de la maladie, telle qu'elle est formulée dans l'aphorisme VII.
Cette définition n'est que l'expression rajeunie, épurée et agrandie, d'une pensée aussi vieille que la médecine, et qui a été son premier fondement. Je veux parler de cette force médicatrice de la nature, qui a excité l'admiration des plus beaux génies, qu'Hippocrate a le premier reconnue, et qu'il a célébrée dans tant de pages de ses immortels écrits. La nature, s'écrie-t-il, est la vraie médicatrice des maladies : natura morborum medicatrix.
Source : Gallica

Jean-Bruno Cayol Du Ver rongeur de la tradition hippocratique… (1854)

Que la tradition hippocratique ait été souvent mal comprise, mal interprétée, qu'elle ait servi de texte à des divagations plus ou moins absurdes, c'est ce qu'on a vu bien des fois, c'est ce qu'on verra toujours, tant qu'il n'y aura pas pour la tradition hippocratique une autorité infaillible, comme l'Église catholique, qui en conserve le dépôt intact, et le défende efficacement contre toute interprétation erronée.
Source : Gallica

Jean-Bruno Cayol Du Ver rongeur de la tradition hippocratique… (1854)

Je crois que l'on peut donc, sans qu'il y ait contradiction dans les termes, reconnaître ce qu'il y a d'élevé dans les écoles hippocratiques, tout en affirmant que dans cette suite, dans cette tradition, l'idée que l'on se fait de la nature humaine, est rationaliste et non chrétienne. Ce sont là vraiment les deux termes qui s'excluent: rationalisme et christianisme, puisque l'un soumet les vérités divines à la raison humaine, tandis que l'autre soumet les opinions purement humaines aux vérités divines interprétées par l'infaillible autorité du chef de l'Eglise.
Source : Gallica

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