Résumé

Hermann Pidoux Examen de l'animisme théocratique et de l'hippocratisme moderne… (1854)

Je félicite toutefois l'hippocratisme moderne d'éprouver une répugnance instinctive pour la théocratie et l'orthodoxie médicales. C'est chez lui une affaire de bon sens, ni plus, ni moins. Il ne sait pas bien pourquoi ce système est absurde, mais il le sent. Impossible à lui de mettre sa science d'accord avec son instinct. C'est ce qui lui arrache cette confession d'impuissance et de nihilisme : « L'animisme de saint Thomas se concilie parfaitement avec l'hippocratisme moderne, et pour l'inscrire en tête de ce système, je n'aurais rien à changer à mes formules de vitalisme. »
Source : Gallica

Hermann Pidoux Examen de l'animisme théocratique et de l'hippocratisme moderne… (1854)

Il ne lui convient pas que les sciences soient le produit naturel de l'esprit humain régénéré par le christianisme. Il faut qu'elles en découlent sacerdotalement, de manière à échapper au savant dans l'appréciation de leurs principes, de leurs rapports et de leurs conséquences, aussi bien que dans leur création. C'est ainsi, en effet, que les sciences étaient faites et enseignées au moyen-âge, tant regretté par les théocrates. On prenait un texte de l'Ecriture, et on en déduisait logiquement et les yeux fermés, la science de la nature comme pour une question de théologie.
Source : Gallica

Hermann Pidoux Examen de l'animisme théocratique et de l'hippocratisme moderne… (1854)

Et voilà, sans doute, ce qu'on appelle baptiser Hippocrate ! Sous prétexte de lui enlever sa tache originelle, c'est lui enlever son originalité ; c'est étouffer les germes impérissables que renferme sa doctrine ; c'est l'encapuciner.
Veut-on que ce soit reprendre les grandes vérités qu'il a proclamées ou pressenties, et développer toute leur force en mettant à leur service les conquêtes de la science moderne ? Alors, qu'on prenne la peine d'étudier le caractère et les causes de la Renaissance.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature