Hippolyte-Louis Royer-Collard

Résumé

Hippolyte-Louis Royer-Collard Cours d'hygiène professé à la Faculté de médecine (1846)

La science de la médecine se résume tout entière dans un seul mot, la physiologie. Qu'est-ce, en effet, que la pathologie, sinon la physiologie du corps malade? La physiologie est la raison de la médecine; non pas cette physiologie purement descriptive qui ne voit des faits que la surface, et des phénomène que l'écorce, mais la physiologie qui compare, qui raisonne, qui va au fond des choses, qui étudie, en même temps que les effets, les causes de la vie, c'est-à-dire les rapports intimes et continuels du corps vivant avec tous les agents modificateurs qui l'environnent.
Source : Gallica

Hippolyte-Louis Royer-Collard Cours d'hygiène professé à la Faculté de médecine (1846)

Cependant, Messieurs, est-ce là tout l'homme? avons-nous tenu compte jusqu'ici de tous les caractères qui lui appartiennent et le distinguent? Non, évidemment ; nous n'avons envisagé que le corps humain, que la matière humaine. Il y a autre chose dans l'homme; il y a en lui, aucune philosophie ne saurait le nier, ce qu'aucun être ne possède comme lui, une force active, libre, qui sans doute a sa racine dans l'instinct, mais qui n'est point l'instinct; il y a l'intelligence et la volonté.
Source : Gallica

Hippolyte-Louis Royer-Collard Cours d'hygiène professé à la Faculté de médecine (1846)

Un homme étant donné, il faut que l'hygiène tire de lui tout le parti qu'on en peut tirer, qu'elle fasse servir toutes les facultés, toutes les aptitudes dont il est doué, à l'amélioration des conditions de son existence, soit individuelle, soit collective. En un mot, l'hygiène doit comprendre dans son travail, non-seulement la conservation de la santé, mais aussi la culture de l'homme, c'est-à-dire de l'homme physique, et j'ajoute, de l'homme moral et intellectuel dans ses rapports avec l'homme physique.
Source : Gallica

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