Résumé

Frédéric Borel Sur le vif : considérations sur la vivisection (1883)

De tout ce qui précède, nous concluons d'abord qu'à tous les points de vue de science pure, de science appliquée et d'utilitarisme général, la vivisection est une nécessité absolue.
J'en appelle au jugement de tous les hommes capables d'apprécier à sa juste valeur une question de haut intérêt social ; j'en appelle à tous ceux qui, préoccupés de leur avenir, de celui de leurs semblables et de celui des générations futures, savent faire abstraction parfois de leurs sentiments de pitié pour applaudir aux progrès de la science en vue du bien de tous.
Source : Gallica

Frédéric Borel Sur le vif : considérations sur la vivisection (1883)

La connaissance des phénomènes vitaux et leur explication constitue la physiologie.
Cette science, en elle-même déjà du plus haut intérêt, n'est pas encore à son terme ; elle ne le sera pas de longtemps, malgré les nombreuses illustrations qui lui ont consacré toute leur vie. Elle en est encore à se poser une foule de problèmes qui ne peuvent être résolus que par de nombreuses vivisections sans cesse répétées et dont les résultats doivent être contrôlés par d'autres expérimentateurs d'opinions différentes.
Une science, digne de ce nom, ne peut pas s'arrêter
à l'énoncé d'une hypothèse
Source : Gallica

Frédéric Borel Sur le vif : considérations sur la vivisection (1883)

Mais, si la vivisection a en elle-même quelque chose qui répugne, il nous sera aisé de démontrer que la plus indigne des vivisections ne se fait pas dans les laboratoires et par des savants, en vue d'un but utilitaire, mais bien pour les ébats et le pur plaisir des hommes.
La vivisection scientifique est essentiellement humanitaire; et, je ne crains pas de l'affirmer, il n'est
pas au monde d'expérimentateur qui en ait fait par pur plaisir.
Source : Gallica

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