Résumé

Jules Parrot Cours d'histoire de la médecine (1877)

L'art n'est pas de même ; et si les œuvres artistiques, aussi bien que celles des savants sont transmissibles, il n'est pas possible de s'approprier l'art, comme on s'approprie la science. On est savant parce qu'on l'a voulu ; pour être artiste, il ne suffit pas d'un acte de la volonté ; on l'est en dehors de tout droit, de toute loi, par une boutade, par un caprice de la nature.
Ce qui fait la science, est hors de l'homme, et l'attraction n'a pas besoin de lui pour faire graviter les mondes. Au contraire, l'art est dans l'homme, c'est l'homme lui-même.
Source : Gallica

Jules Parrot Cours d'histoire de la médecine (1877)

Il est vrai que ce n'est plus la glande souveraine de Galien ; l'organisme étant une vaste démocratie, où chaque cellule a sa place, sa fonction, et contribue, pour sa part, à la vie commune ; mais parmi les groupements d'organites que l'on appelle viscères, où l'activité est plus apparente, plus spéciale, le foie occupe une des premières places ; et comme il la tient, non de la fantaisie ou de la tradition, mais du libre suffrage des savants, il n'en peut être dépossédé. Il a le sacrement de la science, contre lequel rien ne prévaut.
Source : Gallica

Jules Parrot Cours d'histoire de la médecine (1877)

La science est collective, et n'a que faire des noms, et des personnes. Qu'importe à la dioptrique et à l'analyse, que Descartes les ait inventées. — Mais l'art est personnel et l'œuvre est inséparable de son créateur. Le Plafond de la Sixtine, c'est Michel-Ange, le Misanthrope, c'est Molière, la Flûte enchantée, c'est Mozart.
La science se sème et le savant laisse des germes que d'autres feront éclore.- L'artiste, moins heureux, emporte le secret de son génie dans la tombe.
Source : Gallica

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