Résumé

Henri de Lalaubie La vivisection devant la science et devant l'opinion… (1868)

L'École d'Alfort est un lieu bien autrement public que le laboratoire du savant.
Quant à la vivisection comme étude opératoire de chirurgie humaine, la question d'opportunité est tout entière dans celle de nécessité. La véritable humanité consistant à sacrifier la vie de l'animal dans l'intérêt de la vie humaine, toute la question revient à examiner si cette méthode sanglante est nécessaire ou non. Or, la chirurgie humaine y voit si peu d'avantages qu'elle a repoussé cette pratique cruelle et barbare; et l'expérience nous montre que l'exercice sur le cadavre lui supplée parfaitement.
Source : Gallica

Henri de Lalaubie La vivisection devant la science et devant l'opinion… (1868)

Tout procédé opératoire que l'on introduit dans la pratique n'y arrive jamais que par la vivisection , soit que la prudence et le jugement consciencieux l'essayent sur un animal, soit que le chirurgien, cédant à la confiance absolue que lui inspire son invention, ou bien à une indifférence criminelle, tente l'essai sur un malade commis à ses soins. Dans les deux cas, il y a vivisection, puisqu'il y a expérience sur un être vivant.
La médecine ne vit et ne se développe qu'au prix du sang* versé, La question se résume à choisir la victime qui payera cette dette de sang*. Sera-ce l'homme?
Source : Gallica

Henri de Lalaubie La vivisection devant la science et devant l'opinion… (1868)

Aujourd'hui que la raison et le bon sens ont devancé la marche des temps et que les demi-ténèbres ont disparu sous le flambeau de l'intelligence libre, la dissection est l'étude la plus élémentaire de notre art, en même temps que la plus respectée. Chacun, loin de nous vouer au bûcher comme il y a quelques siècles, chacun nous sait gré de triompher de nos répugnances instinctives, et nos études anatomiques reçoivent chaque jour une nouvelle impulsion.
Source : Gallica

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