Résumé

Claude-François Michéa Recherches sur l'état de la médecine chez les anciens Indoux (1847)

La doctrine greéque diffère pourtant de la doctrine indoue, puisque dans la première l'atrabile joue un rôle à l'exclusion du souffle ou de l'air, tandis que dans la seconde c'est le soude ou l'air qui remplace l'atrabile. En Occident, l'humorisme est plus pur ; en Orient, il se mêle à un élément de forme étrangère.
Ainsi donc, l'Inde a possédé, mais en racourci ou plutôt à l'état de simples linéamens, l'organicisme et le vitalisme, ces deux dogmatismes qui occupent le premier plan dans toute grande époque de l'histoire de la médecine.
Source : Gallica

Claude-François Michéa Recherches sur l'état de la médecine chez les anciens Indoux (1847)

Au sein d'une civilisation aussi avancée que celle de l'Inde, chez un peuple où brillaient les merveilles des arts, les raffinemens de la littérarature et les subtilités de la philosophie, la médecine ne pouvait point ne pas être cultivée. Grâce au progrès et aux développemens imprimés à l'étude des langues orientales, l'histoire de la médecine indoue, si pauvre dans les ouvrages de Sprengel, d'Hecker, etc., s'enrichit et se complète chaque jour davantage.
Source : Gallica

Claude-François Michéa Recherches sur l'état de la médecine chez les anciens Indoux (1847)

Celui qui méprise la théorie mérite que les sages le méprisent à leur tour, et que le roi le condamne à la mort. Des hommes ainsi exclusifs sont dangereux, car, semblables aux oiseaux qui n'ont qu'une aile, ils ne connaissent qu'une des deux faces de la médecine ; car les médicamens les plus utiles peuvent devenir entre leurs mains comme autant d'instrumens tranchans, comme autant de coups de tonnerre foudroyant et de poisons mortels.
Source : Gallica

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