Résumé

J.-M. Guardia Vicissitudes et Progrès de la Médecine…

La maladie n’est donc pas une abstraction, c’est une réalité : elle a un siège quelconque, puisqu’elle n’est autre chose qu’une altération des propriétés normales dans les parties vivantes. Cette vérité, qui est la base de la philosophie médicale, a triomphé, grâce à Broussais. Ce grand homme, continuateur de l’œuvre de Bichat, accomplit la réforme définitive, et du jour où il démontra qu’il n’y a point de maladies essentielles, le fantôme qu’il poursuivait sous le nom d’ontologie disparut sans retour. Ce n’est pas sans raison que ce réformateur hardi appela la médecine physiologique.
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J.-M. Guardia Vicissitudes et Progrès de la Médecine…

Cet idéal est dans la réalité, c’est la science qui le poursuit et qui l’atteint, la science, fille du temps et des efforts de l’esprit, compagne de la civilisation, providence de l’humanité, intelligence éternelle, active et bienfaisante, qui dirige, organise et prévoit. Ni les promesses de la théologie, ni les visions de la métaphysique ne sont comparables aux résultats merveilleux que la science produit sans miracles, car ce qu’elle donne, elle le prend dans le monde sensible, elle le tire des choses réelles.
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J.-M. Guardia Vicissitudes et Progrès de la Médecine…

L’enseignement qu’on doit retirer de tout ceci, c’est qu’en médecine il faut se garder de négliger ce qui est essentiel et fondamental pour courir après les chimères. Ce sont les hypothèses gratuites qui séduisent l’imagination et ne sauraient captiver que des esprits superficiels, peu préoccupés de chercher un contre-poids aux subtilités de la spéculation dans la connaissance positive des choses réelles, c’est-à-dire dans les notions objectives sur la constitution de l’économie vivante, à l’état normal ou pathologique. C’est par là seulement que l’art médical a été fondé sur une base solide.
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