Résumé

Portrait de Charles Daremberg Charles Daremberg Cours sur l'histoire et la littérature des sciences médicales… (1847)

S'il est impossible de faire l'histoire d'un homme ou d'un peuple, de le connaître et de l'apprécier tout entier, en s'occupant exclusivement de son développement particulier, en le regardant comme un tout, comme un être isolé et complet, sans avoir égard à la formation de ses rapports successifs avec le monde extérieur, il ne l'est pas moins d'écrire celle d'une maladie en ne s'occupant que de son cours individuel, sans faire de ses diverses manifestations un sujet de recherches attentives.
Source : Gallica

Portrait de Charles Daremberg Charles Daremberg Cours sur l'histoire et la littérature des sciences médicales… (1847)

Ainsi, Messieurs, rien ne se perd dans la science, non plus que dans la nature; les idées se transforment, se substituent les unes aux autres, tantôt vivantes et actives, tantôt paraissant mortes comme la semence confiée à la terre, mais n'attendant qu'un soleil favorable pour éclore de nouveau.
C'est dans ce sens qu'on peut dire la médecine perpétuelle, et, jusqu'à un certain point, progressive.
Source : Gallica

Portrait de Charles Daremberg Charles Daremberg Cours sur l'histoire et la littérature des sciences médicales… (1847)

Véritables lits de Procruste, les systèmes ne peuvent comprendre légitimement et sans efforts qu'un certain nombre de faits ; les autres, lorsqu'ils ne se montrent pas trop réfractaires, sont tiraillés ou mutilés; quand ils se refusent absolument à rentrer dans ces limites étroites et factices, on les retranche impitoyablement.
Je ne crains donc point de l'affirmer, Messieurs, s'il est très difficile de construire d'une manière un peu solide l'édifice de la science en prenant pour base un système exclusif, il est impossible de l'imposer comme critérium à l'histoire
Source : Gallica

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