Edmond Rostand,
Le Cantique de l'Aile
(1922)
“ Monte. Elle a l’air, traînant par son fil son fuseau,D’un grand oiseau que suit un plus petit oiseau.Va-t-elle, en retombant, causer quelque blessure ?Omphale lève un bras... puis elle se rassure :La quenouille, toujours, monte vers le ciel bleu.Hercule craint d’avoir été trop loin.Ce jeuPourrait sur ses amours déchaîner la rafale.Il regarde, en dessous, Omphale.Mais OmphaleSourit, entre ses dents ayant mis son collier,Un sourire à trois rangs de perles, singulier,Et qui d’un cœur de roi ferait un cœur de pâtre. ”
