Edgar Quinet,
Le livre de l'exilé, 1851-1870…
(1875)
“ Voilà pourquoi il est mort en exil. Et que nous a-t-il légué à tous? Le Devoir. Toutes les fois que son nom sera prononcé, il signifiera : courage, persévérance, honneur, victoire ! Dans la longue proscription, peut-être aurait-il pu s'écrier plus d'une fois : « France, patrie, pourquoi m'abandonnes-tu? Pourquoi es-tu sourde à la voix de celui qui combat et qui meurt pour toi ! » Mais c'est-là ce qu'il n'a jamais dit. Il ne l'a pas même pensé, et cette magnanimité qui ne s'est jamais démentie, m'a souvent semblé, je l'avoue, le comble de l'amour filial de ce grand cœur pour son pays. ”
