Résumé

Amédée Aufauvre Troyes et ses environs : guide historique et topographique (1860)

Des hauteurs de grandes toitures à versants exagérés qui trahissent le moyen-âge ou tout au moins la Renaissance, le regard tombe en cascade sur une série de croupes moutonnantes qui répètent dans les airs les fantaisies géométriques auxquelles se livrent toutes les sections de la voirie.
Ainsi regardé, du haut de son église cathédrale,
Troyes semble être vu à travers les âges, depuis le onzième siècle tout au moins, que représente à droite la porte militaire du château de la Tour ou du Donjon.
Source : Gallica

Amédée Aufauvre Troyes et ses environs : guide historique et topographique (1860)

COLLÉGIALE SAINT-URBAIN.
Sur l'emplacement de l'échoppe du père de Jacques Pantaléon, devenu pape sous le nom d'Urbain IV, s'élève cette belle église qui est l'expression la plus brillante de l'art ogival de la fin du XIIIe siècle. Toutes les hardiesses et toutes les élégances semblent s'y être donné rendez-vous. Mérite exceptionnel, parmi les églises de Troyes, Saint-Urbain a seul été construit tout entier d'un seul jet et sur un plan uniforme. — Tout entier est malheureusement trop dire. La nef et le grand portail attendent depuis bientôt six cents ans leur complément.
Source : Gallica

Amédée Aufauvre Troyes et ses environs : guide historique et topographique (1860)

Ce qui recommande surtout l'extérieur de Saint-Nizier, c'est la conservation de sa toiture en tuiles émaillées, la seule qui reste à Troyes aussi complète. Rayée de lozanges qui se pénètrent, elle brille en nuances rouges, brunes, vertes, adroitement juxta-posées.
A l'intérieur, Saint-Nizier paraît trop large; ses travées, en arcs trop ouverts, semblent faire un effort d'enjambée.
Les voûtes sont chargées de nervures en prisme, compliquées de pénétrations. Aux fenêtres, alternent des meneaux
rayonnants en prisme et le portique superposé des rectangles de la Renaissance.
Source : Gallica

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