Paul Collin

Élements biographiques

Paul Collin,  G. Courbet et son oeuvre (1868)

“ Quelqu'un habite le paysage de Courbet : c'est le paysan qui se voit là-bas, arpentant le chemin, c'est le chasseur embusqué à la lisière du bois, c'est un loup, un chevreuil, une bête quelconque, tragique ou pacifique, sorte de synthèse de la solitude.
Cela n'a pas l'énormité de certaines visions dantesques de Th. Rousseau, où ce vaste esprit est tourmenté par l'étrangeté formidable du grand Pan et qu'il peuple de larves et de fantômes, mais cela est plus près de la nature, et quelquefois cette simplicité du paysan réaliste l'emporte sur le lyrisme grandiose du peintre lettré et idéaliste.
”
Source : Gallica

Paul Collin,  Fleurs de givre (1899)

“ Les mignons longuement se frottent la paupière Et jettent sur l'aïeul des regards hésitants. Mais, lui, tire soudain les rideaux. La lumière Pénètre, tout à coup, en rayons éclatants.
Tout le monde a sauté hors du lit et se penche Vers la fenêtre : « Ah! tiens, le grand-père a raison. La neige, c'est la neige! et la campagne est blanche Sous le soleil qui rit, joyeux, à l'horizon!
« On dirait de l'argent splendide où le jour lance Des diamants. Les yeux en sont tout éblouis... La neige ! C'est vraiment la neige ! Ah ! quelle chance ! » Et tous les fronts et tous les coeurs sont réjouis.
”
Source : Gallica

Paul Collin,  Trente poésies russes

“ Qu’on eût dit le doux chant d’un luth mélodieux.
Par le balancement de l’orchestre assouplie,
Ta taille était charmante et, je ne sais pourquoi,
Un nuage de grâce et de mélancolie
Me semblait vaguement flotter autour de toi.
Tu riais, cependant ; et l’éclat de l’aurore
Est moins frais et moins gai que ton rire moqueur...
Oh ! ce rire d’enfant, je crois l’entendre encore ;
Ce rire ! je l’entends à jamais dans mon cœur !
”
Source : Wikisource

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