Paul Collin, G. Courbet et son oeuvre (1868)
“ Quelqu'un habite le paysage de Courbet : c'est le paysan qui se voit là-bas, arpentant le chemin, c'est le chasseur embusqué à la lisière du bois, c'est un loup, un chevreuil, une bête quelconque, tragique ou pacifique, sorte de synthèse de la solitude. Cela n'a pas l'énormité de certaines visions dantesques de Th. Rousseau, où ce vaste esprit est tourmenté par l'étrangeté formidable du grand Pan et qu'il peuple de larves et de fantômes, mais cela est plus près de la nature, et quelquefois cette simplicité du paysan réaliste l'emporte sur le lyrisme grandiose du peintre lettré et idéaliste. ”
