Résumé

Portrait de Pierre Zaccone Pierre Zaccone Les Plaisirs du roi, par Pierre Zaccone… (1855)

Horace ressentait pour le jeune comte de Villepreux, une de ces sympathies ardentes et vivaces, qui prennent leur source dans les sentiments les plus purs ; jamais il n'avait serré avec autant de plaisir la main d'aucun gentilhomme, jamais non plus l'amitié ne lui avait paru plus douce, plus sainte, plus digne, que depuis qu'il connaissait Roger. C'était une affection calme, sereine, comme devraient l'être toutes les affections humaines, et l'on eût pu dire qu'Horace ne se sentait si heureux de vivre, que parce qu'il se savait aimé de Roger.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Zaccone Pierre Zaccone Les Plaisirs du roi, par Pierre Zaccone… (1866)

LES PLAISIRS DU ROI 9
d'une vie nouvelle pleine d'enchantements, la force de surmonter les obstacles qui le retardaient sur la route. C'est là le propre de l'énergie; pour elle, il n'y a pas d'empêchements possibles ; le but existe, il faut l'atteindre.
Mais dès qu'Horace s'était senti dans Paris, dès que le pied de son cheval s'était appuyé sur le pavé sonore de la grande ville, dès qu'il avait pu voir par lui-même son mouvement rapide, ses bruits assourdissants, une grande satisfaction était montée à son coeur et avec elle une certaine tristesse mêlée d'amertume.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Zaccone Pierre Zaccone Les Plaisirs du roi, par Pierre Zaccone… (1866)

Il se rappelait ses prières, ses larmes, ses sanglots, la physionomie repoussante de Marchant, et il s'étonnait du lâche abandon dans lequel il avait laissé cette enfant, dont il ne pouvait douter qu'on voulût faire une victime.
— Pauvre enfant ! murmura-t-il en s'arrachant de la fenêtre et en venant s'asseoir sur le bord de son lit ; pauvre enfant ! elle n'a peut-être ni frère, ni père, ni amant... elle a peut-être une soeur, peutêtre une mère... Mon Dieu !...
Horace pensa à sa mère et à sa soeur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature