Louis-François Raban

Résumé

Louis-François Raban Suzette, ou le Bailli amoureux… (1828)

Tandis que Rosine parlait, M.me de la Martinière roulait dans ses doigts les deux billets qu'elle finit par mettre dans son secrétaire. « Vous êtes jeune et jolie , » avait dit la soubrette ; cela était vrai, Suzette le savait bien, car son miroir le lui répétait souvent. Elle savait aussi tout ce qu'elle avait à craindre du Bailli. " La haine d'un homme comme moi est implacable, » avait dit ce dernier, et Suzette se souvenait de cela.
Source : Gallica

Louis-François Raban Suzette, ou le Bailli amoureux… (1828)

Suzette ne prit point d'abord la chose au sérieux ; elle en rit, et n'y pensa plus. Mais, chaque jour , Rosine trouvait l'occasion de parler de M. Jules, et de la passion que Madame lui avait inspirée. Suzette n'avait pas un coeur de roche , je vous l'ai dit, lecteur ; elle était au contraire très-sensible, et une femme sensible ne s'entend pas répéter inutilement à tous les instans du jour , qu'elle est aimée par un beau jeune homme.
Source : Gallica

Louis-François Raban Suzette, ou le Bailli amoureux… (1828)

Il ne put en savoir davantage; mais cela suffit au marquis qui déjà soupçonnait la vérité. Ce modeste personnage, qui ne croyait pas qu'on pût jamais lui résister, pensa, et ce n'était pas sans raison, que la grande dame était tout simplement une petite paysanne qui venait à Paris pour y faire valoir un joli minois et un grand fond de sensibilité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature