Delly

Résumé

Delly,  Le roseau brisé (1981)

“ Emmanuel glissait un discret coup d'œil vers Giovanna. Elle parlait peu, semblait distraite, soucieuse. Un pli d'amertume demeurait au coin de ses lèvres. Cependant celles-ci s'entrouvrirent pour sourire, pour approuver de quelques mots l'invitation de don Andrea:
— Oui, il faudra venir revoir notre vieille maison, nos jardins, que vous aimiez dans leur abandon.
Emmanuel songeait : « Qu'a-t-elle ? Quelque chose la tourmente. »
Ils remontèrent tous ensemble vers la villa
de Mme Buques.
”
Source : Gallica

Delly,  Le roseau brisé (1981)

“ J'ai deviné que Giovanna n'est pas encore guérie de cet amour...
— C'est votre frère qui doit l'en guérir, Luce ! Elle l'apprécie beaucoup, elle prend visiblement plaisir à sa compagnie. Sa gaieté semble revenue et je ne vois plus dans ses yeux cette tristesse qui m'inquiétait.
— Je l'ai remarqué aussi. Emmanuel, je le crois, en est très épris. Il ne m'a pas fait de confidences, mais j'ai dû le deviner à un certain degré d'émotion quand il me parlait d'elle et de Flavio, puis ici, en voyant de quelle manière il la regarde.
— Eh bien ! son amour gagnera celui de
Vanna.
”
Source : Gallica

Delly,  Le roseau brisé (1981)

“ Abominable femme ! Don Mario n'est plus le même depuis qu'elle a fait entrer le malheur dans sa vie.
— Cela se rapporte aussi à Grazia. Je crois qu'elle devait pouvoir donner à un homme le plus enivrant bonheur et le précipiter ensuite dans un abîme de misère.
— Serait-ce vraiment la comtesse Pavelli ? Grazia est un nom sarde... Et tu en as été amoureux ?
Flavio eut un rire moqueur.
— Sur le point de l'être seulement, cousin, je vous l'ai dit. Elle avait du reste le cœur occupé ailleurs, à ce moment-là, puis la guerre est venue et je n'ai plus entendu parler de cette enchanteresse.
”
Source : Gallica

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